"Ce n'est pas de la danse classique", répond Thierry Laurey (Strasbourg) après la blessure de Neymar

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L'entraîneur de Strasbourg a tenu un discours similaire à celui de ses joueurs en réaction à la blessure de Neymar mercredi en Coupe de France.

Thierry Laurey ne s'est pas caché derrière des excuses mercredi soir et a parlé de la blessure de Neymar avec le franc-parler qui le caractérise. Comme ses joueurs, il ne regrette pas l'agressivité que son équipe a pu mettre pour tenter d'empêcher le Brésilien de faire la différencce.

"Il n’a pas pris tant de coups que ça, a d'abord minimisé l’entraîneur strasbourgeois. Chacun joue avec ses moyens. Simplement parfois, il y a besoin de muscler ton jeu. Il n’y a rien de méchant, ce n’est pas de la danse classique. C’est un génie, mais il y a des moments où quand tu dépasses les bornes, il faut assumer. Assumer quelquefois, c’est prendre quelques coups."

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"Il a le droit de se faire attraper, ce n'est pas interdit"

Il a ensuite ajouté, allant dans le sens à nouveau de ses joueurs : "Je comprends que mes joueurs en aient marre de voir des joueurs qui cherchent à les chambrer, à les narguer. Il a le droit aussi à un moment donné de se faire attraper. Ce n’est pas interdit. Je veux bien qu’on protège les gens, mais il y a des limites aussi. Quand on fait une passe du dos, c’est se moquer un peu."

Un peu plus tôt, au micro d'Eurosport, Anthony Gonçalves avait tenu des propos similaires au micro d'Eurosport : "Neymar provocateur ? C'est son style. C'est un grand joueur. Mais on n'est pas là pour s'amuser avec lui. On répond avec nos armes et on a des couleurs à défendre. On n'est pas là pour rigoler. Qu'il ne vient pas chouiner après."

De son côté, Lionel Carole a clairement dit qu'ils n'en avait "rien à foutre" de la blessure de Neymar. D'autres comme Pablo Martinez ont déclaré plus sobrement : "C’est un joueur merveilleux, mais du fait de son comportement, ce n’est pas un joueur que j’apprécie sur le terrain. Au-delà de chambrer, il parle mal. Je ne veux pas polémiquer là-dessus."

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