Brighton-Manchester City (1-4) - Manchester City reste sur le toit de l'Angleterre !

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Manchester City s'est adjugé le 6ème titre de champion de son histoire après un ultime succès à Brighton (1-4). Le point final d'une saison brillante.

En Angleterre, dans le berceau du football, il fallait vraiment un finish comme cela pour couronner la saison des grandes conquêtes européennes. Par sa dramaturgie, ce dimanche à l'heure du thé est devenu excitant, haletant, insoutenable, presque irrespirable. Difficile de ne pas avoir quatre yeux, deux écrans ou deux téléphones pour le vivre pleinement, au gré des péripéties de deux équipes fantastiques, dont la constance dans l'excellence appelait une récompense pour chacune d'elle, sans la cruauté qui va avec.

Le tableau était très clair : Manchester City n'avait besoin que d'une petite victoire à Brighton pour conserver son titre de champion et rester devant Liverpool, qui accueillait Wolverhampton. Alors quand l'attaquant Glenn Murray a débloqué ce match bridé, ce n'est pas à Brighton, mais un peu plus au Nord, à Liverpool, dans la magie d'Anfield, que les décibels ont raisonné.

Agüero, l'homme des moments clés

À ce stade de l'après-midi, les Reds avaient déjà pris les devants grâce à Sadio Mané quelques minutes plus tôt, et Ederson s'était fait une première frayeur sur une occasion franche de Jahanbakhsh (9e). L'ouverture du score de Glenn Murray sur corner (1-0, 27e) a fait basculer le moment dans une délicieuse incertitude, mais personne n'a vraiment eu le temps de reprendre ses esprits. Car une fraction de secondes plus tard, Sergio Agüero a éveillé quelques bons souvenirs en égalisant à la conclusion d'un mouvement collectif de haut vol (1-1, 28e), éteignant, soudain, le feu qui commençait à embraser Anfield. Au moment de faire les comptes, l'Argentin aura quand même une place particulière dans la grande histoire de ce club.

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Sergio Aguero Manchester City 2018-19

Piquée au vif, l'équipe de Guardiola n'a plus jamais lâché le morceau. Elle s'est attelée ensuite à dérouler son football en variant les armes avec la froideur qui la caractérise. Après une grosse opportunité personnelle, Mahrez a déposé un corner sur la tête de Laporte pour propulser les siens sur les bons rails (1-2, 38e), à dix minutes de la pause. Un coup-franc de Dunk juste avant le repos aurait pu remettre un peu de piment, mais Ederson, pas impérial, s'en est bien sorti (45e2). Dans cette configuration-là, Manchester City semblait inarrêtable. Quand on n'est pas dans le même monde qu'elle, c'est une équipe plus facile à accrocher qu'à renverser, parce qu'elle ressemble à une machine où tout est reglé comme du papier à musique. Et cela s'est vérifié lorsque Riyad Mahrez, grand bonhomme de l'après-midi, a douché les derniers espoirs de Liverpool et envoyé City au paradis sur une frappe limpide en pleine lucarne après un enchaînement de grande classe (1-3, 64e).

Le dernier quart d'heure a ressemblé à une démonstration de force, où le champion a alterné de longues phases de conservation, comme pour savourer le moment, avec des inspirations pour saler un peu plus l'addition. C'est sur coup-franc que les Citizens y sont parvenus, grâce à une frappe lourde d'Ilkay Gündogan qui a rasé le poteau intérieur (1-4, 72e). Le point final d'une course folle pour cette équipe brillante et intelligente, qui emmène le football anglais dans une autre réflexion. En conservant sa couronne, Manchester City s'offre le "back-to-back", une prouesse sans pareil dans le Royaume depuis l'autre club de Manchester, il y a une décennie, sous l'ère Ferguson. Avant de tirer le rideau, comment ne pas avoir une pensée pour Liverpool ? Cette équipe est magnifique, Pep Guardiola le sait. Dans le Panthéon du sport, on ne retient pas que les vainqueurs. Les plus beaux duels, eux aussi, restent éternels.

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