36 apparitions pour Chelsea seulement, 14 buts, trois passes décisives… Dire que Michy Batshuayi n'a pas eu l'occasion de s'exprimer est loin d'être exagéré. Avec la blessure de son concurrent espagnol, le fantasque buteur va enfin pouvoir évacuer la frustration emmagasinée depuis le début de la saison et qu'il réservait d'habitude à Electronic Arts, l'éditeur de FIFA 18, lui reprochant de ne pas lui avoir rendu suffisamment justice dans les stats du jeu.
Comment remplacer Monsieur 50% ?
Difficile donc de remplacer au pied levé "Monsieur 50%". Surtout qu'il n'est pas certain qu'Antonio Conte opte pour Batshuayi. Le manager italien pourrait toujours utiliser Eden Hazard en faux neuf devant. C'est ce qu'il avait fait contre Manchester City dès que Morata avait quitté le terrain en se traînant à la 39e minute. Batshuayi était entré bien plus tard. Pourtant, "Batsman" a su répondre présent quand les circonstances le lui ont permis. On pense à sa réalisation héroïque en Ligue des champions lors du choc contre l'Atlético Madrid au Wanda Metropolitano cette saison en toute fin de rencontre pour permettre à son équipe de l'emporter 2-1. Sans oublier bien sûr le but du titre pour Chelsea la saison dernière contre West Brom lors de l'ultime journée de championnat.
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Idem en sélection. Roberto Martinez n'a d'ailleurs pas hésité, lui, à titulariser Batshuayi face à la Bosnie après la blessure de Romelu Lukaku. L'ancien marseillais a récompensé ce vote de confiance avec un but lors d'un succès 4-3 avec un Hazard lui aussi présent sur le pré. "Je suis efficace quand on fait appel à moi. Mais je ne suis pas un joker de luxe, car j'ai aussi commencé des rencontres. Je le suis peut-être plus en équipe nationale, car je n'ai été titularisé qu'une seule fois. Et pour ces deux rencontres, ce sera pareil: si on fait appel à moi, je serai efficace et je me donnerai à fond", avait dit Batshuayi avant le match en conférence de presse.
Getty ImagesCette rencontre de ce samedi face à Crystal Palace est donc, déjà, un tournant dans la saison du Belge, qui peut s'enorgueillir du fait qu'aucun autre joueur de Premier League n'a autant marqué cette année en venant du banc (4 buts toutes compétitions confondues). "Ce que je dois faire pour changer la perception que le coach a de moi ? Marquer encore plus, être encore plus efficace, travailler encore plus. Peut-être râler plus, ça pourrait marcher (rire). Je ne peux pas vraiment répondre, c'est au coach de décider", avait-il confié à RTL il y a quelques jours. Concrétiser cette opportunité de briller aux yeux de son manager à Selhurst Park est une bonne façon de commencer son opération séduction. Après tout, convertir des occasions, c'est bien le propre d'un attaquant.




