Cette page contient des liens d'affiliation. Lorsque vous effectuez un achat par le biais des liens fournis, nous pouvons percevoir une commission.
Marseille PSG 2025-26Getty

Très mauvaise nouvelle en vue pour le PSG malgré la large victoire contre l’OM

Le Classique devait célébrer la supériorité sportive parisienne. Il a surtout ravivé un débat brûlant autour des dérives en tribunes. Si le PSG a écrasé l’OM au score, l’atmosphère au Parc des Princes a éclipsé la démonstration, plaçant désormais le club sous la menace de sanctions de la LFP.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Un Classique sans suspense sur le terrain

    Dimanche soir, le Paris Saint-Germain n’a laissé aucune place au doute face à l’Olympique de Marseille. Dès les premières minutes, les Parisiens ont imposé leur rythme. Ousmane Dembélé a ouvert la voie avant de signer un doublé, confirmant une forme étincelante. Derrière, Khvicha Kvaratskhelia et Lee Kang-in ont ajouté leur pierre à l’édifice, tandis qu’un but contre son camp de Medina a alourdi l’addition. Résultat final : 5-0, un score sans appel lors du match en clôture de la 21e journée de Ligue 1.

    Sur la pelouse, l’écart a sauté aux yeux. Le PSG a contrôlé le jeu, dicté le tempo, étouffé les rares velléités marseillaises. Cette victoire conforte sa place de leader et prolonge une série qui souligne la supériorité actuelle du collectif parisien. Pourtant, malgré cette maîtrise, l’essentiel s’est vite déplacé hors du rectangle vert.

  • Publicité
  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Une ambiance électrique dès l’avant-match

    Bien avant le coup d’envoi, la tension a gagné les abords du stade. Autour de la fanzone, les ultras parisiens ont affiché une banderole au message explicite : « CHANTEZ COMME VOUS LES HAÏSSEZ ». Un slogan qui a donné le ton d’une soirée placée sous le signe de la provocation assumée.

    Dans les tribunes, plusieurs banderoles ont ensuite visé la Ligue de Football Professionnel et l’OM. L’une d’elles a particulièrement attiré l’attention : « Les Marseillais, c’est des livreurs », accompagnée d’une illustration de faux livreur DPD, mêlant références à l’OM et à Chelsea. De nombreux observateurs y ont vu un jeu de mots phonique à connotation homophobe (« DPD = des pédés »), déclenchant immédiatement une vague de réactions.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Des visuels jugés offensants

    La créativité des tribunes ne s’est pas arrêtée là. Un tifo inspiré de celui des Beatles, historiquement associé à l’OM, a été revisité en version « rat, sardine et pastis ». L’image s’accompagnait d’une Une célébrant une victoire parisienne en Ligue des champions. Pour certains, ce visuel a franchi une ligne rouge. Le terme injurieux « rats » a été interprété comme une référence raciste, rappelant les ratonnades visant des personnes d’origine nord-africaine.

    À cela s’est ajoutée l’utilisation massive de fumigènes. Strictement encadrée par le règlement, cette pratique suffit, à elle seule, à exposer le club à des sanctions, comme un huis clos partiel de tribune.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Homophobie et racisme pointés du doigt

    Les chants ont amplifié la polémique. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des supporters reprendre des refrains jugés discriminatoires depuis des années. Parmi eux : « Les Marseillais c’est des pédés, des fils de putes, des enculés… ». D’autres séquences font entendre : « Dans la boue y’a des rats… Ce sont les Marseillais ».

    Ces paroles ont suscité une indignation rapide. Des associations et des personnes LGBT ont dénoncé la banalisation d’insultes liées à l’orientation sexuelle dans les stades. Des observateurs issus de communautés racisées ont, eux aussi, alerté sur la portée symbolique de certains mots, chargés d’une histoire lourde, comme rapporté par Foot Mercato.

    À l’inverse, une partie des supporters parisiens a défendu une lecture différente. Selon eux, ces chants relèvent d’une tradition de rivalité verbale, ancrée dans le folklore ultras, visant l’adversaire sportif plutôt que des communautés spécifiques. Un argument qui ne convainc pas les instances.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Une interruption qui marque un tournant

    La tension a atteint son paroxysme en cours de rencontre. Après consultation avec les délégués et les autorités, l’arbitre a décidé d’interrompre temporairement le match. Les joueurs ont rejoint les abords de la pelouse durant plusieurs minutes, le temps que la situation se calme.

    Avant même cette interruption, le speaker du Parc des Princes avait multiplié les messages de prévention, rappelant les règles et appelant au respect. Ces annonces, diffusées dès l’avant-match puis renouvelées, n’ont pas suffi. Certains chants ont persisté, déclenchant l’application du protocole officiel contre les comportements discriminatoires. Le jeu a finalement repris, mais l’image d’une soirée sous tension est restée.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Le PSG face au risque de sanctions lourdes

    Le règlement de la LFP se montre clair : les clubs répondent du comportement de leurs supporters. En cas de chants ou banderoles discriminatoires, l’éventail des sanctions s’étend de l’amende financière à la fermeture partielle ou totale de tribunes. Un huis clos, un retrait de points, voire une défaite sur tapis vert restent possibles en cas de récidive ou de manquements graves.

    Ces dernières saisons, la Ligue a déjà frappé fort. Des tribunes ont fermé après des incidents similaires, notamment la tribune Auteuil lors d’un précédent PSG-OM, à la suite d’insultes visant Adrien Rabiot et sa mère. Le Classique contre Strasbourg avait également laissé des traces disciplinaires.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PSG-MARSEILLEAFP

    Un débat de fond relancé

    Au-delà du score, cette soirée relance un débat plus large sur les limites de l’expression dans les stades français. D’un côté, les instances multiplient les campagnes de sensibilisation et affichent une tolérance de plus en plus faible face aux propos jugés discriminatoires. De l’autre, certains supporters dénoncent un durcissement excessif, estimant que la culture des tribunes repose sur une provocation verbale parfois brutale, mais codifiée.

    Les décisions à venir de la commission de discipline seront scrutées avec attention. Elles pourraient peser sur la saison parisienne, mais aussi servir de référence pour l’avenir. Le PSG a gagné largement contre l’OM. Reste à savoir si cette victoire ne laissera pas un goût amer, bien après le coup de sifflet final.

0