Le Paris Saint-Germain se déplace vendredi à Rennes (19h) pour lancer la 22e journée de Ligue 1. Après le large succès contre l’OM (5-0), Luis Enrique a pris la parole en conférence de presse. Travail tactique, gestion du repos, hiérarchie des gardiens, retour d’Hakimi, rôle de Marquinhos : l’entraîneur espagnol a balayé tous les sujets.
AFPRennes-PSG : Luis Enrique annonce le money time, recadre sur les salaires et lâche des vérités
AFPLe PSG entre dans le moment clé de sa saison
Le Classique remporté avec autorité ne suffit pas à rassasier Luis Enrique. L’entraîneur parisien regarde plus loin. Il voit la ligne droite. Il la nomme clairement : le money time.
Avant même d’évoquer Rennes, il insiste sur le travail effectué ces derniers jours. Le calendrier a offert une rare respiration. L’occasion d’approfondir certains réglages.
« La semaine dernière et cette semaine, on a pu travailler des choses tactiques, le travail avec et sans ballon. Plein de choses qu'on travaille habituellement en vidéo. Là on a du temps et beaucoup de jours entre les matchs. On doit continuer de s'améliorer parce que les rivaux s'adaptent. La partie importante de la saison arrive et il faut être prêt », a lancé le technicien espagnol au micro de PSGTV avant la conférence de presse.
Le message reste limpide. Paris avance en tête, mais rien n’est figé. Lens et Lyon suivent. Chaque point compte. Les Lensois rêvent d’ailleurs sérieusement du titre, comme l’a souligné leur coach Pierre Sage.
AFPLe repos, un levier essentiel malgré les salaires
Luis Enrique ne parle pas seulement de pressing ou de transitions. Il évoque aussi la récupération mentale. Sujet sensible dans un football où les matchs s’enchaînent.
« C'est important d'avoir des joueurs pour travailler mais c'est aussi une manière très importante pour chercher à contrôler la pression et le stress. Avoir du repos c'est important, il faut pouvoir déconnecter pour garder la joie de venir s'entraîner et être heureux de ce que l'on fait. Tout le monde pense que parce que les footballeurs gagnent beaucoup d'argent et sont des sportifs alors ils peuvent en profiter. Mais il y a différentes qui sont importantes et selon moi, se reposer en fait partie », souligne l’Asturien.
L’Espagnol refuse le cliché du joueur invincible parce que bien rémunéré. Il défend l’équilibre. Il parle d’énergie, de plaisir, de fraîcheur. À ses yeux, le mental pèse autant que les jambes.
AFPRennes, l’inconnue après le départ de Beye
Le déplacement en Bretagne ne s’annonce pas simple. Rennes traverse une période agitée. Habib Beye, limogé, ne dirige plus l’équipe. Un changement de banc complique souvent l’analyse.
Luis Enrique préfère rester prudent : « Je ne peux pas parler de Habib Beye parce qu'il n'est plus l'entraîneur de Rennes. Deux trois fois ces dernières saisons, quand une équipe change d'entraîneur, il nous a fallu être attentif et pour être prêt à analyser pendant le match (parce qu'il n'y a pas de précédent). On est prêt pour surmonter ça ».
L’entraîneur parisien redoute surtout l’imprévu. Sans référence récente, l’adaptation doit se faire en direct. Lecture rapide. Ajustements immédiats.
AFPDes opportunités pour Dro Fernandez
Les blessures modifient parfois les plans. S’il a eu droit à quelques minutes contre l’OM le week-end dernier, Dro FernandezS’il a eu droit à quelques minutes contre l’OM le week-end dernier, Dro Fernandez pourrait bien débuter à Rennes ce vendredi. Luis Enrique n’élude pas la question sur sa nouvelle recrue. Il garde l’esprit ouvert.
« Bien sûr, on est ouvert à l'utilisation des joueurs qui sont dans l'équipe. C'est pour ça qu'on aime avoir des entraînements pour voir si les joueurs sont prêts. Certes, la compétition c'est le plus important par rapport aux entraînements. Quand il y a des blessés, c'est le moment de se montrer. Cette saison on a montré notre capacité à surmonter les blessures ».
Le technicien insiste sur la concurrence interne. Les séances servent à évaluer, à comparer. Puis vient le match. Là, tout s’accélère. Les absences créent des brèches. Certains s’y engouffrent.
AFPAucune hiérarchie figée chez les gardiens
La question revient souvent : qui occupe la place de numéro un dans les buts parisiens entre Lucas Chevalier et Matvey Safonov ? Luis Enrique balaie l’idée d’une hiérarchie gravée dans le marbre.
« Ce que j'estime tu peux le valoriser avec les joueurs que je choisis. Ce n'est pas un plan, il faut continuer dans ce qu'on pense comme staff et le meilleur pour l'équipe. Cela change pendant la saison en raison des blessures ou de mes décisions. On est ouvert à tout ce que nous pouvons faire pour améliorer l'équipe. Il n'y a pas de hiérarchie ou de numéro 1, 2 et 3. Je cherche toujours à améliorer l'équipe ».
Le discours surprend par sa franchise. Il privilégie la performance du moment. Les statuts n’offrent aucune garantie.
Getty Images SportHakimi de retour, mais sous observation
Suspendu récemment, Achraf Hakimi retrouve le groupe. Luis Enrique se montre mesuré sur son état de forme.
« Hakimi a 100% ? Pour savoir si un joueur est à 100%, il faut voir différents matchs. La performance de chaque match est importante. C’est normal d’avoir des hauts et des bas, on est habitué. L’important, c’est qu’il est de retour et il peut jouer. »
Le latéral marocain apporte vitesse et percussion. Son retour tombe à point nommé. Reste à retrouver le rythme.
AFPLe PSG « de retour » ? Luis Enrique répond
Après la démonstration contre l’OM, certains parlent d’un PSG revenu à son meilleur niveau. L’entraîneur préfère temporiser.
« Le PSG de retour ? Vous savez quel est mon avis sur les performances durant la saison. Si on est de retour, c’est merveilleux car c’est la meilleure partie de la saison. L’important, c’est de gagner le prochain match demain. Ce n’est pas facile, à l’extérieur. Mais il faut continuer à mettre la pression sur Lens et Lyon. C’est notre travail, notre objectif. »
Le discours reste concentré sur l’immédiat. Rennes d’abord. Le reste ensuite.
AFPMarquinhos, pilier du vestiaire
Enfin, Luis Enrique s’arrête sur Marquinhos. Le capitaine traverse les saisons sans vaciller. Le coach ne cache pas son admiration.
« Non, il n’y a pas de surprise. C’est un joueur que tout le monde connaît. C’est le capitaine, le leader du vestiaire. Quand il ne sera pas là, je ne sais pas qui va parler, motiver les joueurs. C’est un vrai leader, je suis très content de l’avoir. Il a toujours été performant depuis que je suis ici. Je suis très content de l’avoir, c’est très positif. »
Marquinhos incarne la stabilité. Il parle peu. Il agit beaucoup. Luis Enrique s’appuie sur lui dans les moments tendus.
Le PSG avance vers une phase décisive. Rennes représente une étape. D’autres défis suivront. Luis Enrique le sait. Il prépare son groupe avec méthode, vigilance et exigence. Le money time commence.

