Il suffisait d'un double-tap pour déclencher une tempête. Alors que le Maroc mène une bataille juridique acharnée pour faire valoir son titre de champion d'Afrique, plusieurs internationaux marocains ont posé un « like » sur des publications Instagram célébrant... la parade du trophée sénégalais au Stade de France samedi. Des captures d'écran ont aussitôt envahi les réseaux, et la polémique a explosé dans la nuit de samedi à dimanche. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) pourrait être contrainte de réagir.
AFPPolémique des likes : Saibari, Ben Seghir et Kechta au cœur d’une controverse
AFPSix joueurs marocains concernés
D'après les informations qui circulent, six Lions de l'Atlas auraient liké des publications de joueurs sénégalais (notamment les posts d'Ismail Jakobs et du capitaine Pape Gueye) publiées à l'issue de la grande célébration organisée en marge du match Sénégal-Pérou (2-0). Parmi les noms les plus cités : Ismaël Saibari (PSV Eindhoven), Eliesse Ben Seghir (Monaco), Oussama Targhalline et Yassine Kechta. La majorité a retiré ses likes dès que la polémique a enflé. Ben Seghir, lui, aurait conservé le sien plus longtemps.
Getty Images SportUn contexte déjà explosif
Pour comprendre la virulence des réactions, il faut rappeler que le Maroc a été officiellement sacré champion d'Afrique le 17 mars dernier, après que la CAF a déclaré le Sénégal forfait suite aux incidents de la finale du 18 janvier. Une décision contestée : Dakar a saisi le Tribunal Arbitral du Sport mercredi dernier, et le trophée physique reste pour l'heure entre les mains sénégalaises. C'est donc dans ce climat que les Lions de la Teranga ont organisé une parade devant 70 000 supporters à Paris, perçue comme une provocation par une partie du public marocain.
AFPUne risque de mise à l'écart
Sur le plan pénal ou sportif international, liker une photo n'est pas une faute caractérisée. Mais en interne, c'est une autre histoire. La FRMF, dirigée par Fouzi Lekjaa avec une poigne réputée, n'a pas encore communiqué officiellement sur l'affaire. Elle pourrait néanmoins choisir d'envoyer un signal fort : blâme, amende, ou mise à l'écart temporaire de la sélection. La pression du vestiaire et du staff de Mohamed Ouahbi constituera également un facteur.
AFPIls ont aimé, ils vont payer ?
Une simple interaction sur les réseaux sociaux révèle les tensions immenses qui traversent ce dossier CAN 2025, dont le dénouement définitif appartient désormais au TAS. C'est d'ailleurs ce qu'a tenu à rappeler le président de la CAF, Patrice Mostepe, à l'occasion d'un Comité exécutif de son instance ce dimanche. En attendant l'arbitrage final, les joueurs marocains viennent d'apprendre à leurs dépens qu'un like peut coûter très cher.
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