L’Olympique de Marseille traverse une zone de fortes turbulences en coulisses. Alors que Pablo Longoria semble plus proche que jamais de la sortie, l’organigramme phocéen pourrait subir un nouveau séisme. Derrière les discussions juridiques et les calculs institutionnels, un autre dirigeant se retrouve fragilisé.
AFP
AFPLongoria vers la fin d’un cycle à l’OM
Le président de l’OM, Pablo Longoria, n’apparaît plus en position de force. Écarté du secteur sportif, désormais piloté par Medhi Benatia, directeur du football et seul décisionnaire dans ce domaine, le dirigeant espagnol de 39 ans attend que les échanges entre son avocat et les représentants de Frank McCourt entrent dans une phase plus concrète.
Selon L’Équipe, l’issue semble écrite : un départ après presque cinq années à la tête du club, lui qui avait pris les commandes fin février 2021. Reste à savoir quand et comment.
AFPUn casse-tête institutionnel pour McCourt
La situation ne se règle pas d’un claquement de doigts. Si Longoria quitte son poste, l’OM perd automatiquement son représentant dans les instances nationales, notamment à la LFP. Or, pour prétendre à ce siège, un président doit justifier d’au moins une année complète d’exercice.
Problème : aucun dirigeant actuel du club ne remplit cette condition. Ce détail pèse lourd. La présence marseillaise au sein de la Ligue reste stratégique aux yeux de McCourt, qui ne veut pas fragiliser l’influence du club dans les décisions nationales.
Avant d’acter quoi que ce soit, le propriétaire américain souhaite donc sécuriser ce point. Trouver un nouveau président crédible et éligible devient la priorité absolue.
AFPAntonello également sur la sellette
Dans l’hypothèse d’un accord pour le départ de Longoria, un autre mouvement pourrait suivre. D’après But! Football Club, Alessandro Antonello ne devrait pas s’inscrire dans la durée à Marseille.
Arrivé à l’été 2025 comme directeur général, l’ancien cadre de l’Inter Milan devait incarner une nouvelle étape, tournée vers la structuration et l’ouverture internationale. Mais l’équilibre interne a changé. Les débats autour de la gouvernance, certains désaccords stratégiques et la volonté d’installer une organisation plus resserrée ont redistribué les cartes.
Aujourd’hui, les équipes de McCourt planchent déjà sur la stratégie sportive et financière de la saison prochaine : mercato, masse salariale, architecture interne. Si la tendance se confirme, le départ d’Antonello renforcerait l’idée d’un OM en pleine recomposition. Une page se tourne. Une autre s’écrit. Roberto De Zerbi est parti. De son côté, Habib Beye a pris les commandes du club.

