Un départ qui bouleverse l’équilibre interne et une succession déjà incertaine. L’Olympique de Marseille traverse une nouvelle zone de turbulence. La démission de Mehdi Benatia, intervenue dans un climat de forte pression, rebat les cartes au moment où le nom d’Habib Beye revenait avec insistance pour le banc marseillais. Ce qui paraissait imminent il y a encore quelques heures semble désormais suspendu à une réorganisation plus profonde. L’OM doit-il revoir ses plans ? La question se pose avec acuité.
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AFPMehdi Benatia quitte l’OM dans un contexte brûlant
Dans un long message publié sur ses réseaux sociaux dimanche, Mehdi Benatia a officialisé sa démission de ses fonctions dirigeantes à l’Olympique de Marseille. L’ancien défenseur international marocain explique ne plus vouloir que sa présence « devienne une entrave ou un poids » pour l’organisation du club. Mehdi Benatia précise avoir mûri sa décision « après une longue réflexion », au lendemain de la lourde défaite 5-0 concédée face au Paris Saint-Germain, un revers qui a intensifié les critiques autour de la direction.
Ce départ intervient dans un climat déjà instable, marqué par la séparation récente avec Roberto De Zerbi. Le technicien italien ayant quitté le banc marseillais quelques jours auparavant, l’OM se retrouve sans entraîneur principal et sans l’un de ses hommes forts dans l’organigramme sportif. Dans ce contexte, Mehdi Benatia occupait un rôle central dans les réflexions stratégiques, notamment concernant la succession de Roberto De Zerbi.
AFPHabib Beye perd un soutien de poids à Marseille
Avant la démission de Mehdi Benatia, le nom d’Habib Beye circulait avec insistance pour reprendre l’équipe première. Selon les informations rapportées par L'Équipe et Ouest-France, Mehdi Benatia soutenait activement la candidature d’Habib Beye en interne. Des premiers contacts auraient même été établis avant la récente déroute rennaise en Coupe de France face à l’OM.
Sur BeIN Sports, le journaliste John Ferreira évoquait récemment une possible signature d’Habib Beye « dans les 24 à 48 heures », mettant en avant plusieurs arguments : sa maîtrise du français, sa connaissance de l’OM en tant qu’ancien capitaine, et sa capacité à intervenir dans des contextes d’urgence, comme lors de son passage au Stade Rennais. À ce stade, la piste Habib Beye apparaissait sérieuse, structurée, et largement portée par Mehdi Benatia.
AFPL’arrivée d’Habib Beye à l’OM désormais incertaine
La donne a changé avec le retrait de Mehdi Benatia. Puisque c’est lui qui avait activement sondé Habib Beye et construit le rapprochement avec l’OM, son départ fragilise mécaniquement le dossier. La question n’est plus seulement sportive : elle devient institutionnelle. Sans Mehdi Benatia pour défendre en interne la candidature d’Habib Beye, la direction marseillaise doit décider si elle poursuit cette orientation ou si elle rebat entièrement les cartes.
À cela s’ajoutent les éléments administratifs entourant la situation d’Habib Beye, notamment les procédures engagées par le Stade Rennais autour de son départ. Dans un organigramme marseillais en pleine recomposition, la priorité pourrait désormais être de stabiliser la gouvernance avant de trancher sur le choix du futur entraîneur. Ainsi, ce qui semblait imminent selon plusieurs sources médiatiques, dont Jeunes Footeux, apparaît aujourd’hui beaucoup moins linéaire.
L’OM se retrouve à un carrefour stratégique : confirmer l’option Habib Beye malgré le départ de Mehdi Benatia, ou ouvrir un nouveau cycle de réflexion. Toutefois, une certitude demeure. La séquence actuelle illustre combien les décisions sportives à Marseille sont étroitement liées aux équilibres internes. Et dans ce contexte mouvant, chaque changement de gouvernance peut redéfinir l’avenir du banc olympien.

