Le Racing Club de Lens recevait l’Olympique de Marseille, samedi, pour le compte de la 12e journée de Ligue 1. Une rencontre perdue par les Sang et Or (1-3) qui ont du mal à digérer cette nouvelle défaite en championnat. Après le coup de sifflet final, l’entraineur lensois, Will Still, et ses joueurs ont porté de lourdes accusations contre l’arbitrage.
GettyLens puni par l’arbitrage ?
Il y a trois semaines, les Lensois se plaignaient d’un carton rouge de Khusanov lors de la défaite contre le PSG (1-0). Cette fois-ci, c’est un but égalisateur qui a été refusé à Remy Labeau-Lascary pour une faute initiale d’Angelo Fulgini aux abords de la surface des Sang et Or. L’arbitre accorde donc le coup franc à l’OM et Pierre-Emile Hojbjerg qui assommait définitivement le RC Lens. Une décision inacceptable pour Will Still et les Lensois.
Getty ImagesFlorian Sotoca (attaquant du RC Lens au micro de BeIN Sports) :
« C'est dur parce qu'on fait une très bonne première mi-temps. Sur l'ensemble de la première, on doit mener. En deuxième, on se livre et ils ont été efficaces. Ils ont su mieux entamer la deuxième mi-temps que nous. Malgré ça, on a encore l'état d'esprit pour revenir au score. Mais l'arbitre en a décidé autrement, ça fait partie du jeu ».
GettyWill Still (entraineur du RC Lens au micro de BeIN Sports) :
« A partir du moment où l’arbitre est à 1m50 de la phase de jeu et décide lui de ne pas siffler la faute, ça me parait compliqué. Mais on peut parler de tout ce qui se passe avant. Il y a une faute de main de Rabiot dans la surface, qui mène à cette phase-là qui n’est pas sifflée, y en a une sur Angelo juste avant aussi, on peut les énumérer… Mais ça fait beaucoup de décisions qui sont contestables. Après, il ne faut pas chercher midi à 14h. On raconte qu’à la mi-temps, il y a un cinéma pas possible pour mettre la pression sur l’arbitre, bizarrement en 2e mi-temps beaucoup de choses se passent qui ne sont pas très claires. Il y a des choses pas nettes, pas claires, ça arrive trop souvent ».
Pierre Dreossi (directeur sportif du RC Lens dans des propos relayés par Lensois.com) :
« La frustration, ça fait un moment qu’on en a, parce que j’ai encore en mémoire la victoire de Lille, et aujourd’hui j’ai le pénalty à Strasbourg. J’ai l’impression qu’à chaque fois qu’on marque un but ou qu’on a une action litigieuse, j’ai l’impression qu’on a maintenant une peur bleue de la VAR. J’ai envie de dire stop aujourd’hui, stop, parce qu’on ne peut pas nous prendre des points comme ça et ne rien dire. Je ne suis pas énervé, mais je pense que ce soir, le score c’est 2-2. Je pense que le score de Lens-Lille, c’est 0-0. Et qu’à force, on se pose beaucoup de questions. Je ne vais pas vous dire qu’on aurait dû marquer des buts un peu plus vite en premier mi-temps, c’est le cas, mais quand on marque, j’aimerais bien qu’on respecte les buts qu’on marque. Et ça se répète un peu trop. Ça fait beaucoup depuis le début de saison. Ce n’est pas à pleurer, mais ça fait beaucoup depuis le début de saison. Et je pense que ce soir, encore une fois, encore une fois de plus, encore une fois de trop, je ne dis pas qu’il n’y a pas faute quand l’arbitre revient sur la faute, mais il y a eu beaucoup de fautes qui n’ont pas été sifflées. Il y a eu des fautes qui ont été sifflées et que les interprétations sont malheureusement souvent controversées. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais en tout cas, c’est un constat que c’est une sensation qui est très, très désagréable. Être fair-play, c’est bien. Être sympa, c’est bien. Mais à un moment, il faut savoir dire stop. Et là, je vais dire stop. Ça ne remet pas en cause nos défaillances offensives. Voilà. Et je ne veux pas les cacher. Mais voilà, je pense que ça fait trop. Je pense qu’on mérite autant de respect que les autres ».



