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Ligue 1, la presse accable l'OM après la démission de Benatia

À Marseille, chaque secousse institutionnelle résonne comme un séisme. La démission de Medhi Benatia n’a pas seulement fragilisé l’organigramme de l’OM. Elle a ravivé les critiques récurrentes sur la gouvernance du club en Ligue 1. Entre résultats sportifs décevants et climat interne tendu, l’Olympique de Marseille semble replonger dans une spirale que beaucoup jugent familière. Ce lundi, la presse nationale et régionale dresse un constat sévère sur la situation actuelle du club provençal.

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    L’OM replonge dans une nouvelle zone de turbulences

    Au lendemain de l’annonce du départ de Mehdi Benatia de son poste de directeur du football, l’Olympique de Marseille entame une nouvelle semaine sous haute tension. Cette démission intervient quelques jours après celle de Roberto De Zerbi et dans la foulée d’un match nul frustrant contre le RC Strasbourg (2-2), alors que l’OM menait 2-0. Au classement de Ligue 1, Marseille (4e, 40 pts) se retrouve désormais à cinq longueurs de la troisième place, occupée par l’Olympique Lyonnais (3e, 45 pts).

    Dans ce contexte sportif déjà tendu, la presse française s’est emparée du dossier OM pour analyser ce nouvel épisode d’instabilité. Le quotidien L'Équipe évoque notamment une « culture du chaos » qui collerait à l’histoire récente du club. Le journal s’interroge également sur l’hostilité manifestée au Vélodrome envers le propriétaire Frank McCourt et le président Pablo Longoria, ciblés par des banderoles appelant à leur départ.

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    Des critiques frontales contre la gouvernance de l’OM

    Dans ses colonnes, L’Équipe souligne : "Le Vélodrome a demandé le départ de Frank McCourt, comme s'il était juste de placer sur un pied d'égalité un propriétaire qui a dépensé 650 millions d’euros sans rien recevoir en retour et un dirigeant salarié qui ne s'est pas vraiment appauvri et a mené le projet dans le mur avec l'argent d'un autre". Le journal poursuit en estimant : "Que Pablo Longoria soit montré du doigt fait partie du jeu, puisqu'il est le principal responsable de l'instabilité de l'effectif et des mouvements de joueurs fantaisistes. Mais autour de McCourt plane une question, à peu près la même que celle qui entoure Waldemar Kita à Nantes: où en serait l'OM sans son argent?"

    De son côté, le quotidien régional La Provence adopte un ton encore plus sévère envers l’actionnaire principal de l’OM. Dans un éditorial remarqué, on peut lire : "Que reste-t-il aujourd'hui?" avant cette formule cinglante : "Un vaisseau fantôme appartenant à un actionnaire, Frank McCourt, passant davantage de temps à participer à des tribunes prônant la réforme de la gouvernance du football français qu'à installer un commandement digne de ce nom au sein de la maison ciel et blanc. Bienvenue dans le néant. Ou presque." L’OM apparaît ainsi, dans ces analyses, comme un club en perte de repères structurels.

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    Le cas Benatia au cœur des débats dans les médias

    La démission de Medhi Benatia suscite également de nombreux commentaires. Le média spécialisé Le Phocéen revient sur le rôle central qu’occupait l’ancien défenseur marocain au sein de l’OM. Selon cette analyse, Medhi Benatia "ne se voyait pas comme un simple directeur du football, mais comme un garant du projet dans son ensemble". Cette implication forte aurait eu des effets contrastés sur la vie interne du club.

    Le Phocéen précise : "Cette implication totale a parfois permis de débloquer des situations rapidement. Elle a aussi généré des tensions multiples. Cette logique de confrontation permanente, assumée publiquement par l’intéressé, finit par créer un climat interne lourd. Son style direct, assumé, parfois conflictuel, correspondait à sa personnalité de joueur. Mais dans une structure aussi exposée que Marseille, cette approche finit presque toujours par isoler celui qui l’incarne."

    À travers ces différentes prises de position, c’est l’image globale de l’OM en Ligue 1 qui est interrogée. Entre instabilité chronique, pression populaire et incertitudes sportives, l’Olympique de Marseille se retrouve une nouvelle fois au centre des critiques, contraint de prouver qu’il peut sortir durablement de cette spirale.

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