L’Olympique de Marseille recevait le RC Strasbourg, samedi, à l’occasion de la 22e journée de Ligue 1. Dans un Vélodrome glacial et encore nostalgique de Roberto De Zerbi, les Phocéens ont mené par deux buts d’écart avant de retomber dans leurs travers dans les derniers instants face aux Alsaciens.
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Quatre jours après le départ de Roberto De Zerbi, l’OM devait se racheter aux yeux de son public ce samedi. C’est d’ailleurs sous une bronca que les joueurs ont été accueillis à leur entrée sur le terrain du Vélodrome face à Strasbourg. Les supporters marseillais étaient plus enclins à déployer des banderoles envers les dirigeants que d’encourager les joueurs. Et le début du match ne présageait pas un retournement de veste puisque ce sont les Alsaciens qui allumaient la première mèche dans ce match. Sur un centre de Diego Moreira, Martial Godo envoyait une tête en direction des filets de Geronimo Rulli mais le ballon touchait finalement le poteau (6e).
Une alerte prise au sérieux par l’OM qui prenait enfin le contrôle du jeu et faisait même parler la poudre d’emblée. Sur une perte de balle strasbourgeoise, Amine Gouiri servait dans la course Mason Greenwood qui ajustait Mike Penders d’un subtil piqué (1-0, 13e). L’Olympique de Marseille semblait alors avoir pris de la confiance mais manquait d’accélérer avec un jeu toujours timide. Strasbourg reprenait ensuite le contrôle mais manquait de justesse avec Joaquin Panichelli qui ne trouvait pas le cadre (41e) et Diego Moreira qui butait sur Geronimo Rulli sur coup franc (43e). 1-0 pour Marseille à la pause.
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Au retour des vestiaires, les Phocéens se montraient plus entreprenants et se rassuraient d’entrée de jeu. Profitant à nouveau d’une mauvaise relance de la défense alsacienne, Amine Gouiri récupérait le ballon et envoyait une frappe imparable dans les filets de Penders (2-0, 47e). Un but libérateur pour l’OM qui commençait à se montrer solide dans les duels. Cependant, plus les minutes s’égrenaient, plus le match devenait moins rythmé avec Marseille qui commençait à reculer et Strasbourg, toujours sans idées. Mais comme lors des derniers matchs sous Roberto De Zerbi, les Olympiens commençaient à se saborder dans le dernier quart d’heure. Après un débordement sur le côté gauche, Martial Godo servait Sebastian Nanasi qui surprenait Rulli d’une frappe puissante pour la réduction du score (2-1, 74e).
Les Alsaciens auraient pu égaliser dans la foulée si le gardien argentin n’avait pas sorti un arrêt extraordinaire sur Guéla Doué (77e). Alors que la victoire leur était destinée, les Marseillais concédaient un penalty dans les derniers instants avec une faute d’Emerson Palmieri sur Gessime Yassine (90e+5). La sentence était exécutée par Joaquin Panichelli qui tirait en force et plein axe sur Geronimo Rulli qui n’avait pas la main ferme pour détourner le ballon (2-2, 90e+7). L’Olympique de Marseille (4e, 40 pts) perd encore de nouveaux points au classement alors que le RC Strasbourg (7e, 31 pts) s’accroche toujours à la course à l’Europe.



