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Antonio Rüdiger accuse, Gustavo Cabral récuse - La FIFA en colère

Une image suffit parfois à incendier un stade. À la 88ᵉ minute de Real Madrid-Pachuca (3-1), Antonio Rüdiger signale un dérapage verbal. L’arbitre active le protocole antiracisme, la partie s’interrompt, le public siffle. Depuis, deux versions s’affrontent. Gustavo Cabral clame son innocence, le Real soutient son défenseur et Zurich se penche sur les bandes sonores. Récit d’un clash qui dépasse le rectangle vert.

  • Antonio Rudiger Gustavo Cabral Real Madrid Pachuca 2025 FIFA Club World CupGetty

    La version sans détour de Gustavo Cabral

    Sur un duel anodin, Antonio Rüdiger reçoit un coup puis proteste. Quelques mots fusent, l’Allemand lève le bras, l’arbitre stoppe tout. Haut-parleur, explications, reprise tendue : le protocole suit son cours. Le Real mène 3-1, mais l’essentiel n’est plus sportif.

    Après la fin de rencontre tendue, le capitaine de Pachuca refuse l’étiquette de raciste : « Il n'y avait rien de raciste. Je l'ai traité de ‘lâche de merde’ ("cagon de mierda"), comme on dit en Argentine. Juste ça. Il y a eu une bagarre, j'ai reçu un coup de pied, il a dit que je l'avais frappé avec la main, on s'est disputés. Mais rien de plus. L'arbitre a fait le signe raciste, mais je lui ai répété la même chose: ‘lâche de merde’ ».

    Pour l’ancien défenseur du Celta, « cagon de mierda » relève du trash-talk ordinaire, sans nuance discriminatoire. Il ajoute qu’aucun témoin n’a entendu d’insulte à caractère racial.

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  • Antonio Rudiger Xabi Alonso Real Madrid Pachuca 2025 FIFA Club World CupGetty

    Le camp madrilène fait bloc derrière Rüdiger

    Le tunnel du Rose Bowl ne calme pas les esprits. Cabral raconte : « Il me disait: ‘on se voit dehors’, il faisait signe d'aller se battre. J'étais en colère aussi. On se disputait dans le tunnel, mais ça n'a pas continué. Mes coéquipiers et les leurs étaient à côté de moi. Je n'ai fait que répéter la même chose ».

    Les coéquipiers séparent les deux hommes, aucun coup ne part, les caméras captent la scène sans son clair.

    En conférence, Xabi Alonso siffle la fin du débat interne : « Toni nous a dit ce qui s'est passé, nous le croyons et nous soutenons Toni. Nous verrons ce qui se passera. Je pense que le protocole de la Fifa a été activé et qu'une enquête est ouverte. Si cela s'est produit, toutes les mesures doivent être prises, parce que c'est quelque chose d'inacceptable. Dans le football, il n'y a zéro tolérance pour cela ». Les dirigeants merengue transmettent un rapport complet à la FIFA.

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    La FIFA sur le fil, verdict attendu

    Pour l’instant, la FIFA n’a pas confirmé l’ouverture formelle d’un dossier. Le Mondial des Clubs suit parfaitement son cours sur les antennes de DAZN. Les officiels analyseront l’audio VAR et le rapport de l’arbitre. Si un mot raciste apparaît, Cabral risque plusieurs matchs de suspension et un message fort serait envoyé. Dans le cas contraire, l’Argentin pourrait écoper d’une simple remontrance pour langage grossier.

    Chaque incident rappelle que la lutte contre la discrimination ne se limite pas aux championnats européens. Les acteurs réclament clarté et équité. Cette affaire, quelle que soit l’issue, servira de jurisprudence dans un tournoi mondial où les cultures s’entrechoquent à chaque coup de sifflet.

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