Soirée cauchemardesque, le PSG a perdu le contrôle

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Alors qu'un sacre était au programme, le PSG est reparti de Lille avec une fessée. Réduit à 10 et avec 2 blessés, pouvait-il s'attendre à mieux ?

La facilité avec laquelle le PSG s’est détaché de la Ligue 1, très tôt dans la saison, avait presque fait oublier à quel point il n’était pas si facile que cela de “conclure”. Déjà, dimanche dernier, les Parisiens avaient failli à leur devoir, au Parc des Princes face à Strasbourg, de célébrer le titre avec leurs fans à domicile.

La déception vite balayée, les hommes de Thomas Tuchel avaient la possibilité de venir s’imposer au Stade Pierre Mauroy, chez leur dauphin, avec l’art et la manière, à l’image du match aller, jugé excellent selon le coach allemand : “À l’aller, au Parc, c’était l’un de nos meilleurs matches, il faudra faire aussi bien à Lille, avait-il prévenu à la veille du déplacement dans le Nord.

Conscient de la qualité du LOSC, le coach allemand avait, selon ses dires, bien préparé ses hommes : “J’aime beaucoup parce qu’ils ont beaucoup de qualités individuelles et collectives. L’entraineur est bon. À mon avis c’est l’une des meilleures équipes pour faire des contre-attaques en Europe. Il y a beaucoup de vitesse, d’énergie et de talent. Ils font des contres avec les quatre attaquants. Ils sont constants et pour moi c’est mérité qu’ils soient notre dauphin”.

Un mental qui fait défaut

Le dauphin a fait mal au leader. Très mal. La faute à un Paris Saint-Germain qui n’a pas su maitriser ses émotions encore une fois, qui n’a pas su faire face à la pression. Le but contre son camp de Thomas Meunier à la 7ème minute était un premier couac dans une soirée où Paris n’a jamais autant subi. La dernière fois qu’ils ont vu une équipe de Ligue 1 marquer au moins à quatre reprises c’était en 2015, face à Bastia. Alors que tout le monde se préparait à la fête, c’est un coup dur.

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Mais comment le PSG, réduit à 10 dès la 35è minute à cause d’un carton rouge de Bernat, aurait pu gérer autrement ? Thiago Silva a ressenti des douleurs et a dû sortir dès la 35è minute, remplacé par Kehrer tandis que Thomas Meunier, sorti également après avoir ressenti une gêne à la 23è, a cédé sa place à Moussa Diaby. Un Diaby qui, rappelons-le, était incertain pour cette rencontre, à cause d’une blessure survenue dimanche dernier face à Strasbourg. Le problème de l’infirmerie qui ne désemplit pas et qui voit chaque semaine des joueurs clés rejoindre ses bancs sera sans doute au cœur des préoccupations de la saison prochaine pour le coach parisien.

La gestion mentale également. A partir du moment où les Dogues ont commencé à pousser, Paris n’a pas su réagir. Mbappé, flamboyant à l’entame de jeu (un caviar extraordinaire à Bernat et deux buts refusés pour hors-jeu) n’a pas été le sauveur de la soirée. Et le bateau a sombré, petit à petit. Et Areola n’a pas aidé. Alors que Buffon était persona non grata depuis la dérive face à Manchester United, le gardien français n’a pas rassuré : sur les 6 tirs cadrés des Lillois, 5 ont donc terminé au fond des filets. Les Parisiens seront sacrés champions de France mais gardent le suspense sur le lieu, la date et surtout, la manière.

Sabrina Belalmi, au stade Pierre Mauroy

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