Saint-Etienne - Lyon (1-0), Beric libère les Verts dans le derby !

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Saint-Etienne s'est relancé en s'adjugeant le derby contre Lyon pour la première de Claude Puel (1-0). Robert Beric a joué les sauveurs au finish.

Le derby le plus chaud de France diffuse bien trop d'émotions, depuis quelques années, pour que l'on se contente d'une terne partie d'échec. Bien-sûr, parce que c'était un Saint-Etienne - Lyon, et parce que ces deux ennemis ne sont pas où ils veulent être, on a senti de l'intensité et de l'animosité dans l'air. Mais c'était trop peu. Pour une affiche pareille, le Chaudron ne demandait qu'à s'embraser. Or, il a fallu attendre le finish pour redonner un peu de relief à ce choc.

Soyons juste et reconnaissons néanmoins que les deux mi-temps ont été bien distinctes. On commencera par celle qui fâche, la première, si longue et insipide. Pour résumer l'affaire, Saint-Etienne, dernier au coup d'envoi, se devait de rester sur la défensive, d'autant que Claude Puel vivait ses premières heures sur le banc stéphanois deux petits jours après avoir posé ses valises dans le Forez. En face, l'OL a donc tenu le ballon, mais sans en faire grand-chose, et ce sont même les Verts qui ont montré le plus de personnalité avant le repos, Boudebouz contraignant Lopes a sortir l'arrêt qu'il fallait pour dévier sur le poteau une reprise bien sentie (20e).

Les Verts ont construit leur victoire

La suite a été un peu plus animée, en grande partie parce que ces deux blocs identiques (dans le système et l'animation) se sont étiolés au fil des minutes, à mesure que la fatigue gagnait du terrain. Dans le désert lyonnais, on n'a pas vu Memphis Depay, une fois de plus. On n'a pas vu non plus Moussa Dembélé, qui a remplacé Martin Terrier à l'heure de jeu et a manqué de temps. Mais on a au moins vu Houssem Aouar, dont l'inconstance ne semble pas concerner les grands matches. Sur un joli rush en solitaire, l'international Espoirs a cru forcer le verrou stéphanois, avant de voir son but refusé pour une position de hors-jeu (60e). Aouar, encore, a ensuite allumé Moulin d'une frappe à mi-distance, sans plus de succès (75e) avant de s'offrir une nouvelle percée conclue par un petit piqué venu caresser le poteau droit du gardien stéphanois (87e).

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Saint-Etienne Lyon

Entre temps, l'OL, qui avait fait ses trois changements, a dû finir à dix après la sortie sur blessure de Dubois (82e). Et Saint-Etienne, de son côté, ne méritait pas d'encaisser un but. Il faut le dire aussi. Car le deuxième Lyonnais au niveau se trouvait à l'autre bout du pré. Anthony Lopes, par ses parades multiples et ses sorties explosives, a longtemps douché les espoirs des Verts, comme sur une reprise taclée de Bouanga après l'heure de jeu (63e).

Mais un derby n'est pas un match comme un autre. Et ce Chaudron volcanique a fini par exploser lorsque Beric, d'une tête plongeante bien claquée, a enfilé le costume du héros sur le fil (1-0, 90e). Ultime sursaut d'un club au bord du précipice, mais déjà prêt à renaître. Ainsi va le foot et sa loi des dynamiques. Les Lyonnais connaissent bien la musique. Pour eux, déjà, et pour leur entraîneur, surtout, la parenthèse internationale sera longue, très longue.

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