News Résultats en direct
Coupe du monde

Rétro - Il y a un an jour pour jour, la France décrochait sa deuxième Coupe du monde en Russie

08:38 UTC+2 15/07/2019
Samuel Umtiti France World Cup 2018
En l'emportant (4-2) en finale face à la Croatie, les Bleus de Didier Deschamps montaient une nouvelle fois sur le toit du monde le 15 juillet 2018.

C'est le genre d'après-midi/début de soirée que l'on n'oubliera pas de sitôt. À l'évocation de ce France-Croatie du 15 juillet 2018, les souvenirs se croisent et se recroisent, à tel point qu'il est difficile de choisir lequel on préfère. En Russie, il y a un an tout juste, l'Équipe de France achevait son épopée par un succès (4-2) en finale face à Luka Modric et les siens. Le reste appartient désormais à l'histoire : la pluie fracassante qui tombe lors de la remise du trophée, les Bleus qui chantent à la gloire de Vladimir Poutine dans le vestiaire ou encore Didier Deschamps porté en triomphe. 

Avant ces multiples scènes de joie, il y avait eu un match intense de 90 minutes où les Bleus ont montré deux visages : un collectif dominé en première période mais qui a su bénéficier d'une certaine chance pour revenir aux vestiaires avec un but d'avance. Antoine Griezmann, à l'origine du premier but (CSC de Vida sur corner) et du second (penalty transformé après usage du VAR) a su prendre ses responsabilités dans un contexte délicat. L'égalisation d'Ivan Perisic, juste avant, avait bien montré que rien ne serait simple pour cette sélection. 

Deschamps : "Atteindre l'objectif suprême procure un énorme plaisir"

Mais cette Équipe de France possède bien des ressources insoupçonnées et a su prendre l'ascendant définitif sur son adversaire croate. La rentrée de Steven Nzonzi a été bien utile dans l'entrejeu et les individualités derrière ont fait la différence : portés par le duo Pogba/Mbappé, les Bleues ont assommé à deux reprises l'équipe au damier avec des contre-attaques très vives et des inspirations bluffantes. La bourde d'Hugo Lloris, qui a mal géré un crochet face à Mandzukic, est devenue presque anecdotique désormais. 

Le coup de sifflet final, intervenu aux alentours de 18h55, heure française, a libéré les 23 joueurs et l'ensemble du staff de Didier Deschamps. 20 ans après Zidane, Petit, Thuram & cie, la France se trouvait de nouveaux héros, symbole d'une génération pleine d'insouciance avec un renouvellement d'affection, huit ans après le désastre de Knysna. "C’est incroyable. Je n’ai pas de mots. Il n’y a rien de plus beau. On ne réalise pas. Déjà qu’on a vu la coupe avant de rentrer sur le terrain, c’était abusé. Mais de l’avoir dans les mains dans le vestiaire, c’est difficile de réaliser", déclarait sur le coup Nzonzi.

Dans l'édition du jour dans Le Parisien, Didier Deschamps revient sur ce qui a changé pour lui depuis un an. "J'avais une vie personnelle avant. Elle est restée la même. C'est sur le plan professionnel que ma vie a changé : il n'y a rien de mieux pour matérialiser la réussite qu'un titre mondial. Atteindre l'objectif suprême procure un énorme plaisir et suscite une forme de reconnaissance." Décorés depuis de la Légion d'Honneur, les Bleus de 2018 sont bien entrés dans l'Histoire par la grande porte.