Prince Gouano Dijon Amiens Ligue 1 1204209Getty Images

Racisme - La FIFA prône une "tolérance zéro"

Si la rencontre entre Amiens et Dijon s'est soldée par un triste match nul (0-0) vendredi soir en ouverture de la 32ème journée de Ligue 1 à Gaston Gérard, c'est un tout autre évènement qui a marqué la rencontre. En effet, peu avant la 80ème minute, le match a été arrêté pendant quelques minutes suite à des cris racistes provenant des tribunes à l'encontre de Prince Gouano, le capitaine d'Amiens. Un comportement inacceptable, malheureusement courant ces dernières semaines. 

La FIFA prône une tolérance zéro

Nous condamnons ces actes inacceptables qui n’ont pas leur place dans notre société, ni dans un stade de football. Je tiens à saluer le comportement exemplaire du joueur amiénois Prince Gouano, pour qui j’éprouve le plus grand respect et une grande sympathie. Je salue également l’attitude des deux équipes, des entraîneurs, des dirigeants et du corps arbitral, qui ont parfaitement géré cette situation. Cet incident, heureusement isolé, démontre que malgré l’action éducative déterminée de la FFF, le chemin reste encore long. J’aurai l’occasion d’en discuter avec Madame la Ministre des Sports ce mercredi", avait ainsi déclaré Noël Le Graët, le président de la Fédération Française de Football, ce samedi, via un communiqué officiel publié sur les réseaux sociaux. 

Dans la foulée, c'est la FIFA qui s'est empressée de réagir à cet acte condamnable, de nouveau via un communiqué. "La FIFA presse toutes les fédérations membres, les ligues, les clubs et les instances disciplinaires à adopter une procédure identique, ainsi qu'une tolérance zéro pour les incidents liés au racisme dans le football, et à infliger des sanctions sévères en cas de comportements de ce type", a indiqué l'instance internationale, forcément concernée par de tels agissements. 

Malheureusement, le football n'échappe pas à ce dangereux fléau qu'est le racisme, même si des mesures sont prises chaque année pour le combattre. Ces mesures sont-elles suffisantes ? Force est de constater qu'avec les récents incidents survenus si bien dans l'Hexagone que dans le reste de l'Europe, la question se pose. 

Publicité
0