L'influence de Rafinha (27 ans) grandit de match en match. Recruté à la dernière minute l'été dernier, l'ancien Barcelonais ne jouit pas encore d'un statut de titulaire indiscutable au PSG, mais il saisit sa chance à chaque fois que l'opportunité lui est donnée de se mettre en évidence.
Ce mercredi, contre Lorient (15e journée, 2-0), c'est dans un milieu à trois, à la droite du triangle, que Rafinha était aligné. Un poste dans lequel il a ses repères et où il s'est montré une nouvelle fois à son avantage alors que son équipe a longtemps éprouvé des difficultés à trouver les décalages face à des Merlus accrocheurs.
À l'issue de la première mi-temps, la situation était même peu brillante pour Paris. Le score était de 0-0, les occasions les plus franches pour Lorient hormis la barre trouvée par Ander Herrera (42e). La défense était fébrile et Kylian Mbappé, très agacé, n'arrivait pas à faire la différence face au bloc bas lorientais.
Impliqué sur les deux buts
Il fallait faire mieux. Beaucoup mieux après la pause. Il était nécessaire qu'un homme prenne les rênes du jeu parisien afin de redonner de l'allant à des champions de France qui en manquaient cruellement. Ce rôle, c'est Rafinha qui l'a endossé, poussant Gravillon à la faute sur un excellent service en profondeur pour Mbappé (1-0, 51e). Le but de la délivrance pour le PSG, brouillon jusqu'ici, et pour qui la vie a logiquement été plus belle en supériorité numérique.
Remplacé à la 71e minute par le jeune Bandiougou Fadiga, Rafinha, frère de Thiago Alcantara, a également signé sa cinquième passe décisive de la saison en offrant le but du break à Moise Kean (2-0, 61e). L'attaquant italien a failli lui rendre la pareille mais Rafinha, en déséquilibre, a trop tardé pour tenter sa chance et inscrire ce qui aurait été son premier but sous les couleurs parisiennes (65e). Quoi qu'il en soit, après avoir déjà montré de bonnes choses à Montpellier et lors de son entrée à Old Trafford, le Brésilien confirme qu'il peut être un joueur important de cette équipe. Plus qu'un joker.
Benjamin Quarez, au Parc des Princes.




