"Une rotation de 40 à 50% de l’effectif, c’est ma vision, spécialement pour un club comme Marseille", a avancé Pablo Longoria au moment de faire le bilan de la saison de l'OM. Une annonce qui a beaucoup fait grincer des dents sur le Vieux-Port, pourtant, Eric Di Méco la comprend totalement. Dans le Moscato Show sur RMC, le vainqueur de la C1 en 1993 a défendu le président de l'OM.
"Les joueurs sont les principaux responsables"
"Tout le monde est responsable sauf que si le constat du président Longoria c'est que certains joueurs à un moment donné n'ont pas été au niveau sur les objectifs de l'OM et bien il demande des comptes aux joueurs. Je le dis tout le temps, les joueurs sont les principaux responsables des bons et des mauvais résultats", a lancé Eric Di Méco.
"Les premiers à qui tu demandes des comptes c'est les joueurs, bien sûr qu'on en demande au coach aussi, bien sûr qu'il est parti prenante. Quand la saison est réussie, les joueurs sont fort pour demander une rallonge, une prolongation, mais quand ça a un peu moins bien marché il n'y a plus personne pour rendre des comptes", a ajouté l'ancien de l'OM.
"Arrêtons de toujours protéger les joueurs"
"Lui dit qu'il n'ont peut-être pas assumer leur statut parce qu'ils ont fait un gros match. S'il fait le ménage parce que des mecs ont montré leurs limites psychologiques à un moment donné, il est dans son rôle. Arrêtons de toujours protéger les joueurs, je ne comprends pas pourquoi on protège toujours les joueurs", a conclu Eric Di Méco.
Le vainqueur de la C1 avoue tout de même que les tords sont partagés : "Le constat du président s'avère juste aujourd'hui. Il aurait peut-être fallu remettre tout le monde sur terre derrière la victoire face au PSG. C'est peut-être le rôle du président ou de l'entraîneur de le faire. Il dit qu'on a senti moins d'effort, c'est ça le relâchement, ils pensent maîtriser et ont fait moins d'effort. Il envoie une pique aux joueurs".
"Aujourd'hui on fait le constat que l'OM ne fait pas un bon mois de mai et ça arrive après ce match contre le PSG. Il vit dans le groupe et il avait alerté à l'époque parce qu'il avait senti ce relâchement. Quand tu es président et que tu rentres dans le vestiaire en fin de match, tu le sens. Je ne dis pas que ce n'est pas de sa responsabilité", a conclu Eric Di Méco.


