L'AS Monaco a retrouvé cette année le cap des demi-finales de la Ligue des Champions qu'elle n'avait plus connu depuis treize ans. Un retour dans le dernier carré continental qui s'est fait par la plus grande des portes avec des partitions offensives qui ont frôlé la perfection et le total de buts inscrits lors des quatre matches à élimination directe (12) en témoigne largement.
Cinq raisons d'y croire pour Monaco face à la Juventus
Auteur de cinq de ces 12 réalisations, Kylian Mbappé est celui qui personnifie le mieux cette force de frappe. L'étoile montante du football français a marché sur le ventre des Anglais de Manchester City et des Allemands de Dortmund. Mais pourra-t-il le faire avec les Italiens de la Juventus, qu'il défie avec ses coéquipiers ce mercredi ? Face à la Juventus, le niveau va monter d'un cran, avec des adversaires directs qui ont pour nom Leonardo Bonucci, Giorgio Chiellini ou encore Andrea Barzagli.
Un mur qui résiste à tout, même à la MSN
Autant la BBC du Real Madrid fait peur offensivement, autant celle de la Juve incarne ce qui se fait de mieux sur le plan défensif en Europe. Et pas seulement parce que la Vieille Dame affiche actuellement la meilleure défense de la Ligue des Champions, avec seulement 2 buts encaissés en 10 matches, dont aucun dans le jeu. En termes d'expérience et de vécu commun (137 matches de C1 et six saisons passées ensemble), le trio est remarquablement armé. Et la complicité dégagée par ces éléments, et auxquels on pourrait également adjoindre le gardien Gianluigi Buffon, est impressionnante.
Qu'ils soient restés immuables dans l'axe de la défense pendant aussi longtemps illustre à la fois leur régularité et les garanties qu'ils offrent à leur équipe. Certes, Andrea Barzagli joue un peu moins cette saison en raison du changement tactique opéré par Massimiliano Allegri (le 3-5-2 abandonné au profit du 4-2-3-1). Et il n'y a qu'à demander aux attaquants du Barça ce que c'est de se frotter au mur piémontais, eux qui se sont montrés incapables de marquer ne serait-ce qu'une seule fois en 180 minutes de jeu face aux champions d'Italie.
Un nouveau grand test à passer
Le défi qui attend Mbappé est donc immense, le plus relevé qu'il ait connu jusqu'ici. Cette saison, ce dernier a déjà eu à faire à des arrières centraux de renommée, redoutés à l'échelle mondiale. Il y a eu notamment son duel avec Thiago Silva en finale de la dernière Coupe de la Ligue, duquel il en est ressorti la tête basse. Le Brésilien l'a mis dans sa poche et ne lui a guère laissé de liberté pour s'exprimer. Et, il y a eu ce rendez-vous avec les Bleus contre l'Espagne où il s'est coltiné la paire des (ex) champions du monde Piqué-Ramos. Le caractère amical du match a peut-être fait que le marquage qui lui était imposé n'était pas particulièrement strict, mais le constat est le même, à savoir que face aux références défensives, le natif de Bondy a encore besoin d'un match….référence.
Abdennour, Kondogbia, Carrasco...Que deviennent-ils ?
Mbappé insiste bien volontiers sur la nécessité de progresser encore. Dans cette optique, il ne peut pas être mieux servi aujourd'hui avec ce double rendez-vous à grands enjeux qui l'attend contre la Juve. À 18 ans, il a tout le temps d'apprendre mais si le talent n'attend pas alors les tests de résistance non plus. Et celui incarné par Bonucci et Chiellini en est un de choix. Et s'il réussit cet examen, alors plus personne ne pourra contester son statut de phénomène. Même Thierry Henry, à qui on le compare avec insistance, aurait de quoi être jaloux, lui qui pour sa première demi-finale de C1 avait été dans le dur et était sorti au bout de 67 minutes contre…la Juventus (ndlr, perdue 1-4 en 1997-98).




