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Les barrages, la hantise des Bleus

C'est en tant que leader du groupe A que l'Equipe de France de Didier Deschamps se présente à la dernière étape des éliminatoires de la coupe du Monde 2018. Malgré le décevant nul concédé lors de la précédente journée face au Luxembourg (0-0), les Bleus restent maitres de leur destin. En gagnant leurs deux derniers matches contre la Bulgarie et la Biélorussie, ils s'ouvriraient directement les portes de la Russie. Une configuration favorable, loin d'être un luxe connaissant l'historique de la sélection tricolore dans ses éliminatoires.

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Depuis 1986 et sa quatrième place au Mondial mexicain, la France a toujours peiné sur la route menant au tournoi planétaire. Si l'on excepte les fois où elle a été qualifiée d'office (en 1998 et 2002), elle n'a jamais réussi à maitriser son sujet de bout en bout. Et la campagne de 2018 ne fait pas exception. Durant cette longue période, et contrairement à d'autres grandes nations du continent, les Tricolores ne se sont par ailleurs jamais présentés à la dernière étape des qualifications en ayant déjà le précieux sésame dans leur poche. Une fois sur deux, ils ont même été contraints de passer par la case barrage.

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2006, seule exception

Depuis 2010, participer à ces matches d'appui au milieu de l'automne est même devenu une constante pour les Bleus. Un exercice procurant de sérieux frissons avec ce sentiment de marcher sur un fil, au bord du vide et une possibilité réelle de connaitre la catastrophe. En 2009, il a fallu une main de Thierry Henry en prolongations contre l'Eire pour que les Français échappent au désastre. Et quatre ans plus tard, ce n'est qu'au prix d'un remarquable sursaut au match retour qu'ils ont pu renverser l'Ukraine (3-0) après une défaite humiliante à l'aller (0-2).

Même s'ils ont toujours débouché sur des "happy end", les barrages ne sont donc pas une partie de plaisir pour les Français. Il est toujours préférable de s'en passer. En 2005, un an avant de devenir vice-champions du monde, les Tricolores ont dû jouer des coudes pour devancer la Suisse, Israël et l'Eire dans leur groupe qualificatif. Ils ont certes fini invaincus (5 victoires et 5 nuls), mais la différence ne s'est faite que lors de la dernière journée avec un large succès contre le Chypre (4-0). Avant ce rendez-vous, les Français, qui ont dû rappeler Zidane, Makélélé et Thuram à la rescousse, n'étaient que deuxièmes derrière la Nati.

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Peu importe le flacon…

Qu'elle soit acquise au sortir d'une phase de groupes ou à l'issue d'une double confrontation en matches aller et retour, une qualification reste une qualification. Tant que la sélection évite l'élimination... Un scénario catastrophe que la génération actuelle n'a pas encore connu, mais que Didier Deschamps, lui, a eu le malheur de vivre à deux reprises. C'était en tant que joueur lors des périples de 1990 et de 1994.

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En 1989, et alors que l'actuel sélectionneur n'était qu'un jeune international, l'Equipe de France avait fait pschitt avant même les derniers matches de qualification et s'était fait devancer par la Yougoslavie et l'Ecosse. Et quatre ans plus tard, la sélection dirigée par Gérard Houllier butait sur la dernière marche lors de ce qui est devenu l'une des plus douloureuses soirées de son histoire. Un but du bulgare Emil Kostadinov à la toute dernière minute du temps reglémentaire avait fait évaporer son "rêve américain". 

À priori, cet épisode ne devrait pas se répéter cette année. Il faudrait que Lloris et ses coéquipiers se loupent sur toute la ligne pour que, et la première et la deuxième place de leur poule leur échappe. Même si c'était déjà ce que l'on disait il y a 24 ans quand Cantona et sa bande avaient attaqué leurs deux ultimes matches avec comme seule nécessité de prendre deux points sur quatre à domicile. Aux Bleus de faire en sorte qu'il n'y ait pas de frayeurs cette fois-ci, ni pour eux ni pour leurs nombreux supporters. Et pour qu'enfin la fin des éliminatoires ne soit pas synonyme de sueurs froides et inquiétude. 

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