En 1999, après un match à couper le souffle face au Bayern Munich à Barcelone, Manchester United montait sur le toit de l'Europe (2-1). Peter Schmeichel, l'excellent gardien danois des Red Devils connaissait alors à trente-six ans la consécration de sa carrière en club. Son fils, Kasper, était alors âgé de 13 ans. De nombreuses années ont passé et le rejeton a bien grandi.
Simeone : "Un match très dur contre Leicester"
Il fallait le voir, le 14 mars dernier dans les tribunes du King Power Stadium, applaudir, jubiler et sursauter dans tous les sens pour comprendre à quel point le papa était fier de son fils. Ce n'est pas que ce dernier l'avait surpris -car il n'avait aucun doute sur la bonne transmission des gènes-, c'est surtout qu'il ne pensait pas son garçon pouvoir monter aussi haut avec une équipe du calibre de Leicester. Une présence dans le top 8 européen faisant suite à un titre inattendu du champion d'Angleterre et qui a permis au natif de Copenhague d'expérimenter une partie des belles sensations qu'a connues jadis son géniteur.
Dans cette double confrontation face à Séville (2-1, 0-2), Schmeichel Jr a fait plus que tenir son rôle. Il s'est, certes, fait surprendre deux fois, mais son rendement a été par ailleurs époustouflant lors des 180 minutes de jeu. Ses principaux faits d'arme : les deux penalties qu'il a stoppés dans le jeu. À Sanchez Pizjuan, il a neutralisé le tir de Correa quand le score était encore vierge. Et au retour, devant ses supporters, il a frustré Steven N'Zonzi (80e) alors qu'un but andalou aurait envoyé les deux équipes en prolongation. À ces deux prouesses, on peut aussi ajouter une demi-douzaine d'arrêts décisifs effectués.
Présent dans les grands rendez-vous
Un peu comme l'était son père, Kasper Schmeichel est inspiré lors des grands rendez-vous. S'il n'est pas le plus élégant des gardiens, on le voit rarement trembler quand les enjeux sont importants et que la pression se fait intense. Il y a une semaine, à Vicente Calderon face à l'Atletico, cela s'est encore vérifié. Sur sa ligne, et alors que son équipe a subi durant tout le match, il est resté infranchissable. La seule fois où il a dû céder est sur un pénalty d'Antoine Griezmann. Statistiquement, avec une défaite 0-1 à l'aller à l'extérieur, les Foxes ont 40% de chances de réaliser un exploit et passer en demi-finale. Là aussi, ils savent à qui ils doivent le fait d'être toujours vivants.
Kasper n'aura assurément jamais la renommée de Peter. Vu qu'il a déjà dépassé la trentaine, on peut aussi penser que son palmarès personnel sera également moins garni. Néanmoins, rien ne l'empêche de rêver en une soirée aussi glorieuse que certaines de celles vécues par son père dans sa carrière. Le dernier de la famille Schmeichel s'appelle Max. Il a sept ans, est le fils de Kasper, et il serait peut-être déjà utile de noter son prénom.




