C’est une soirée des moins rêvées qu’a eue le championnat de France, ce dimanche. Le match en clôture de la dixième journée entre l’Olympique de Marseille et celui lyonnais n’a finalement pas eu lieu à cause de quelques incidents enregistrés avant le coup d’envoi.
Riolo furieux après l’incident du dimanche
En route pour le match contre l’Olympique de Marseille, dimanche soir, pour la dixième journée de Ligue 1, le bus transportant la délégation lyonnaise a été caillassé par un groupe de supporters de la formation phocéenne. Aussi un bus des supporters de l’OL a été attaqué. Avec des jets, plusieurs personnes ont été blessées. L’entraîneur de l’OL, Fabio Grosso, et son adjoint ont été blessés.
Journaliste et éditorialiste RMC, Daniel Riolo est furieux du comportement des Marseillais. « La société française est malade et le foot est un reflet de ce qu’il se passe dans la société », a-t-il d’abord lancé avant de poursuivre. « On ne peut pas énumérer les incidents car cela prendrait trop de temps. Cette guirlande a explosé hier car on a franchi un cap. Un entraîneur a été touché, il a terminé le visage en sang. Ça pourrait être un guet-apens. L’hôtel des joueurs était à dix minutes du stade. Le bus a mis 35 minutes pour faire le trajet et a été pris d’assaut. On a eu le sentiment que c’était un peu préparé. C’est une canette qui a atterri dans le visage de Fabio Grosso », a ajouté Riolo.
Getty/Prime VideoRiolo demande une exclusion à vie pour les auteurs de ces actes
Déplorant ces incidents, qui ont obligé les autorités compétentes à reporter le match à une date ultérieure, le journaliste du média français demande à ce que l’Administration prenne de fortes mesures contre ces auteurs afin de ne plus revivre de tels moments honteux pour le cuir rond français.
« Le bus s’arrête à côté d’un bar. D’un coup, on se met à canarder le bus. À travers l’enquête, il faut déterminer s’il fallait dégager la route. On parle d’une voiture qui a peut-être ralenti le bus à l’endroit où il a été caillassé. Quand c’est à l’intérieur du stade, il y a les vidéos qui permettent d’identifier les auteurs des troubles. On exclut ces gens à vie et on ne veut plus les voir dans les stades », a demandé Riolo.
GettyPar ailleurs, l’éditorialiste déplore le manque du sérieux dans les prises de décision des instances du football « Là, c’était à l’extérieur. On n’empêchera pas des abrutis d’être à la terrasse d’un café. Il faudra que les sanctions soient lourdes. Le problème de notre pays, c’est que les sanctions intérieures et extérieures, ne sont jamais assez lourdes dans n’importe quel domaine. Une fois qu’ils seront identifiés, ce sera l’administration qui prononcera une interdiction de stade, pas le club. Ça ne les empêchera pas de revenir au café du coin balancer un pavé dans le bus. Il faut voir le trajet du bus, il y a probablement eu des erreurs », a conclu Daniel Riolo.
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