Les joueurs du PSG lors de l'entraînement, quelques jours avant la réception de la Juventus TurinANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP via Getty Images

Juventus-PSG : pourquoi Paris a choisi de faire sa veille de match au camp des Loges

Bruges, Leipzig et Madrid ont un point commun. L’an passé, ces trois adversaires du PSG en Ligue des champions avaient accueilli le champion de France lors de la veille de match pour un entraînement à huis clos comme l’autorise le protocole UEFA. Cette saison, l’ultime séance des Parisiens avant la rencontre ne s'est pas déroulée à Haïfa ou à Lisbonne mais bien au camp des Loges. Et il en sera de même pour la Juventus Turin, ce mardi. 

Pourquoi les habitudes du PSG ont-elles changé ? Ce choix a été initié par la direction sportive parisienne peu avant le démarrage de la compétition. Très attentive au calendrier et à l’enchaînement match, récupération, entraînement, elle a établi cette nouvelle pratique afin de pouvoir avoir une séance supplémentaire complète avec une mise en place 24 heures avant la rencontre. 

À l’abri des regards indiscrets

Avec une match quasiment tous les trois jours depuis le début septembre, l’enchaînement oblige le staff parisien, comme dans beaucoup d’autres clubs, à axer son travail sur la récupération, moins sur la technique ou la tactique. Ce huis clos au centre Ooredoo permet, en effet, d’effectuer une répétition générale avec le onze qui devrait être aligné. 

Il y a aussi et surtout la volonté de faire cette mise en place à l’abri des regards indiscrets. Que ce soit ceux de potentiels observateurs du club adverse qui pourraient accéder aux moindres coins du stade sans être aperçus et obtenir des informations sur la tactique que souhaite mettre en place Christophe Galtier, ainsi que son onze de départ.

L’an passé, par exemple, Mauricio Pochettino et son staff avaient pris l'habitude de voyager dans la matinée pour s'entraîner à l'extérieur entre le milieu et la fin de l'après-midi. Et durant ces sessions, il n’a jamais effectué cette fameuse mise en place lors des veilles de match à l’extérieur. A Bruges ou à Leipzig, les Parisiens avaient, par exemple, fait une opposition avec deux équipes de dix, mélangées entre titulaires et remplaçants et des petits jeux intenses du côté de Madrid. 

Cela explique peut-être aussi pourquoi l'Argentin n’a gagné aucun match à l’extérieur dans la compétition lors de l’édition précédente. Mais en cas de finale, il faudra certainement changer les habitudes puisque l’intégralité de l’entraînement d’avant-match est ouvert aux médias.

Publicité
0