Interview - Clément Lenglet (Barcelone) : "L'équipe de France ? Je ne suis pas impatient"

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Clément Lenglet évoque, pour Goal, plusieurs sujets chauds de son actualité, de l'équipe de France à son compatriote au Barça Ousmane Dembélé.

Clément Lenglet connaît une trajectoire ascendante au sein du FC Barcelone cette saison. Le défenseur français, qui a eu l'opportunité de montrer ses talents au sein du club catalan avc les nombreuses blessures qui ont frappé la charnière du Barça depuis l'entame, n'a éludé aucun sujet de l'actualité de son club, d'Ousmane Dembélé à Leo Messi en passant par ses velléités d'évoluer en équipe de France.

Comment allez-vous ? Comment ça se passe à Barcelone ? 

Très bien ! J'ai déjà trouvé ma maison et je commence à m'installer étape par étape. J'essaie de profiter de tout, de la ville, du club et des installations. On peut faire plein de choses à Barcelone et je m'y sens très bien.

Si on vous avait dit, il y a un an, que vous seriez titulaire pour le Barça aujourd'hui, quelle aurait été votre réaction ?

J'ai toujours rêvé de jouer pour une grande équipe. C'est dur d'arriver à jouer pour des équipes comme ça et actuellement, je suis très heureux. Je veux continuer à progresser.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris au Barça depuis votre arrivée ?

La ville. Elle est très, très grande et on peut faire ce que l'on veut. Il y a la montagne et la mer et plein de choses à faire. Plus qu'à Nancy ou à Séville. Je suis stupéfait par l'envergure du club. Tout est mis en place pour que les joueurs soient les plus performants et puissent donner le meilleur d'eux-mêmes.

Votre transfert au Barça a pris du temps. La perspective que le transfert échoue vous a -t-elle fait peur ?

Non, car à chaque transfert, il ya une négociation qui doit être résolue. J'y suis habitué et mes coéquipiers m'ont dit de rester calme. Parfois, je demandais ce qui se passait, mais vers la fin, je suis resté calme, car je connaisais le sérieux des deux clubs.

Clemente Lenglet Mauro Icardi Barcellona Inter Champions League

Votre premier match avec le Barça, c'était en tant que titulaire, contre votre ancienne équipe avec un titre en jeu (la Supercoupe d'Espagne, ndlr). C'était un grand défi ?

Oui, c'était mon premier match avec le Barça et c'était un match difficile. Et je ne savais pas grand chose de mes nouveaux coéquipiers à cause de la tournée estivale aux USA. Nous n'avions joué ensemble qu'une paire de fois. Mais nous avons bien joué et remporté une victoire importante.

En tant que défenseur, Messi génère-t-il plus de respect en tant qu'adversaire ou en tant que coéquipier ?

En tant qu'adversaire, vous essayez de l'arrêter, sachant que ce sera très difficile. En tant que coéquipier, il peut changer le cours d'un match tout en restant très modeste. Il a énormément de respect pour tout le monde, ce qui fait de lui quelqu'un de légéndaire.

De quoi parlez-vous avec lui ? 

Nous parlons de beaucoup de choses. Il me pose des questions sur le football français et on parle aussi de comment jouer sur le terrain. Parler avec lui est très particulier, car quand le meilleur joueur du monde parle, il faut écouter très attentivement tout en ouvrant les yeux et observer ce qu'il fait.

Avec quels joueurs vous vous entendez le mieux dans le vestiaire ?

Il y en a beaucoup. Je m'entends avec tout le monde, il y a des gens très bien. J'ai Arthur Melo de mon côté, car c'est une nouvelle recrue et nous échangeons beaucoup. Je m'entends bien avec les Français, mais aussi avec Sergio Busquets et Ivan Rakitic. En fait, il n'y en a aucun avec qui je ne parle pas.

Pensez-vous qu'il ya un problème Dembélé au Barça actuellement ? 

Je ne pense pas. Il était malade et n'a pas pu participer aux entraînements et le coach a choisi un autre joueur. Ce sont des choses qui arrivent en football, mais nous travaillons tous dans le même but. 

"Dans un tel club, il faut essayer d'atteindre la perfection et j'en suis loin"

Et comment va Umtiti ? Lui qui doit se battre pour une place de titulaire cette saison...

Il va bien, il a retrouvé des sensations dans son genou et chaque jour, il augmente le rythme à l'entraînement afin de revenir le plus tôt possible. C'est un joueur doté d'une grande qualité et nous devons l'aider à récupérer le plus vite possible.

Pendant son absence, vous avez démontré une grande maturité et une grande capacité à apprendre comme le répète souvent Ernesto Valverde. Que vous reste-t-il à améliorer ? 

Tout, il faut s'améliorer partout pour progresser. Dans un tel club, il faut essayer d'atteindre la perfection et j'en suis loin. J'essaye de travailler le plus possible tout en écoutant les conseils des entraîneurs et des personnes extérieures, car c'est important pour moi. Je veux progresser et parfois ça se passe bien, parfois un peu moins. 

Lenglet PS

Votre inspiration n'est pas un défenseur, mais Zinédine Zidane. Que peut apprendre un défenseur central d'un milieu de terrain ?

Il y a plusieurs années, je jouais milieu et pour une majorité de personnes de ma génération Zidane était un magnifique joueur. J'étais très jeune et je voulais l'imiter et jouer au même poste que lui. Je pense que son humilité et sa façon d'être a été un bon exemple pour moi et pour le monde entier.

Lorsque vous aviez 17 ans, vous aviez dit non à la Juve. Aujourd'hui, 5 ans plus tard, vous jouez au Barça. Pourquoi cette décision à l'époque ?

Quand la Juventus m'avait approché, je n'avais joué que trois mois en deuxième division française. Je navais que 18 ans et que quelques mois comme pro dans mes bagages. Avec la défense que possédait la Juve à l'époque, il aurait été impossible pour moi de jouer et donc, de progresser. Je suis très heureux de ma décision aujourd'hui, car j'évolue dans un très gand club.

Monchi a découvert plusieurs joueurs pour Séville et pour le Barça. À quel point a-t-il été important pour vous ?

Très important, il m'avait suivi depuis mes 17 ans. Il a essayé de me recruter pour le FC Séville et j'ai accepté, car c'est un club avec de grands joueurs qui offrait des opportunités de progression. C'est une personne très élégante et quelqu'un qui m'a bien aidé à mon arrivée. Il parle très bien et esaie de faire en sorte que les joueurs soient toujours à l'aise au quotidien.

Etes-vous surpris par ce que Pablo Machín accomplit à Séville ?

Je ne suis pas surpris, il y a beaucoup de supporters et de très bons joueurs à Séville. Et l'équipe est aux prises avec les meilleures formations de la Liga depuis longtemps. Cette année, le plan de jeu est bien défini. Ils essaient toujours de maintenir leur style de jeu. Je suis heureux que ça se passe bien pour eux. 

Vous avez montré un très bon jeu de tête et d'ailleurs, votre premier but a été inscrit de la tête. Que nous réserve encore Clément Lenglet ? 

Encore beaucoup de choses, je n'ai que 23 ans et je ne vais pas arrêter de progresser. Je me sens de plus en plus à l'aise au fil du temps. Petit à petit, j'accomplirai plus de choses.

Que veut dire le style Barça, maintenant que vous le connaissez de l'intérieur ? 

C'est très différent des autres clubs. Vous devez réflechir avant de recevoir le ballon, toujours bien vous positionner afin de pouvoir vous déplacer d'un côté à un autre et toujours penser au terrain. C'est très compliqué pour un défenseur, car on défend très loin de nos cages et il faut toujours avancer. C'est difficile de s'y adapter, mais on apprend beaucpoup de choses. Et quand on y arrive, on peut jouer de la manière que l'on veut. Et c'est la chose la plus difficile à réaliser en football.

Vous démontrez un très bon niveau en club. Etes-vous impatient d'être convoqué en équipe de France ? 

Je dois encore beaucoup apprendre. Je ne suis pas dans la liste, car il me manque des choses. Mais je joue au Barça avec les meilleurs du monde et cela me permet d'évoluer. Je ne suis pas impatient, si la convocation vient, alors je serais content. En attendant, je vais continuer à travailler et attendre mon heure en vivant au jour le jour. 

Vous réalisez que vous ne correspondez pas du tout aux clichés du footballeur mégalomaniaque, impatient, égoiste et excentrique ? Vous semblez être l'inverse, que ce soit dans votre jeu ou dans la vie de tous les jours.

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Je ne sais pas, beaucoup de gens m'en parlent, mais c'est juste ma façon d'être. J'ai toujours travaillé de cette manière et je vais continuer à le faire. Pour moi, cela ne change rien de jouer avec le Barça ou en Ligue 2. Je joue au football pour le plaisir que cela me procure sur le terrain. Je veux profiter de ces moments, qui sont très courts. J'essaie de faire mon travail de la meilleure manière possible car au fond, pour moi, il est plus important d'être une bonne personne qu'un bon footballeur. 

Est-ce que cela aide d'avoir eu une bonne éducation quand on veut être footballeur ?

Oui, je pense. On peut le voir dans le vestiaire du Barça. Tout le monde a une bonne éducation et nous nous respectons mutuellement. Cela aide beaucoup.

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