Drôle d’encart dans L’Équipe de ce mercredi. À la fin des pages football, un titre interpelle : «Le Qatar a utilisé un ex-agent de la CIA pour espionner la FIFA». L’information provient de l’agence américaine Associated Press, et raconte comment le pays du Golfe Persique a eu recours aux services de Kevin Chalker, reconverti dans le renseignement privé.
Surveiller la FIFA… et les concurrents
Celui-ci a donc été engagé avant 2010, année de l’attribution officielle de la Coupe du monde 2022, et a été rémunéré pendant plusieurs années par le Qatar, qui faisait alors simplement partie des candidats face aux Etats-Unis, au Japon et à la Corée du Sud. Et, justement l’une de ses missions aura été d’espionner les concurrents, rapporte Associated Press.
Mais ce n’est pas tout. La mission principale, donc, aura donc été d’espionner la FIFA pendant tout le processus d’attribution. Et une fois le Mondial en poche, le Qatar n’a pas renoncé aux services de Kevin Chalker, qui a ensuite été chargé de «suivre les critiques qui ont suivi l’attribution controversée, mais aussi de surveiller les travailleurs étrangers sur les chantiers des stades et autres infrastructures», écrit L'Équipe.
L’image du Mondial qatari encore écornée
Une nouvelle qui ne risque pas de redorer l’image du Mondial qatari à venir. En plus de la corruption liée à l’attribution de ce Mondial, l’aspect écologique entre également en jeu avec les stades climatisés, sans oublier le bouleversement du calendrier de la saison 2022-2023, puisque la compétition se tiendra en hiver à cause de la chaleur, du 21 novembre au 18 décembre 2022.
