Iker Casillas, David de Gea, SpainGetty Images

Casillas ou De Gea, l'heure du choix a sonné pour Del Bosque

Le 13 juin prochain, l'Espagne, championne d'Europe en titre, fait son entrée en lice dans le tournoi continental. Pour cette première rencontre, programmée à Toulouse contre la République Tchèque, la Roja est escortée par de nombreuses certitudes, mais aussi quelques interrogations. Parmi les questions qui restent en suspens, il y a celle, très sensible, qui concerne le poste du gardien. Qui de David de Gea ou d'Iker Casillas doit garder la cage de la Roja durant cette compétition ? Après l'avoir longtemps retardé, le sélectionneur Vicente Del Bosque est dans l'obligation de faire un choix, sachant que quelle soit sa décision elle fera débat.

Des courbes opposées en 2015/16

Le choix est compliqué et il est certain qu'il aurait été plus aisé de trancher s'il y avait un tout autre portier que Casillas pour concurrencer De Gea. Capitaine de la Seleccion, gardien de but le plus capé au monde (166 sélections) et aussi artisan des trois titres majeurs remportés par les Ibériques depuis 2008, l'ancien portier du Real Madrid émerge nécessairement comme un candidat naturel pour le poste de titulaire. Dès lors que son nom a été coché dans la liste des 23, San Iker devient un élément important et qui ne peut être ignoré au moment où il faudra mettre en place le onze type. Reste à savoir si sa carte de visite pèsera assez pour qu'il attaque son quatrième Euro consécutif dans la peau d'un titulaire.

Car, il est évident qu'à l'instant T, le meilleur atout de Casillas est son expérience, et à un degré moindre son aura au sein du groupe. Pour le reste, il ne serait pas exagéré de dire que son duel à distance avec David De Gea apparait plutôt déséquilibré. On peut même se demander si lui et le dernier rempart de Manchester United boxent toujours dans la même catégorie, tant l'ancien rojiblanco lui a été supérieur durant cette saison 2015/16. Malgré les mauvais résultats de son club, il a réussi à enchainer les performances de grande classe, pendant que son ainé broyait du noir dans sa nouvelle équipe de Porto en multipliant notamment les prestations erratiques. Un rendement médiocre et qui lui a même couté sa place au profit du vieux Helton. 

Le crédit de Casillas en passe de s'épuiser

A 35 ans, Casillas n'est définitivement plus le meilleur gardien au monde. L'on peut même se demander s'il fait toujours partie du Top 10. Oui, mais en Espagne, on ne balaye pas d'un claquement de doigts tous les services qu'il a rendus à son pays. Et ça l'est à plus forte raison pour Del Bosque, qui est le coach qui l'avait lancé en pro en 1999 et avec lequel il y a un grand respect mutuel. Cette relation rend-elle son jugement moins objectif ? La question mérite d'être posée. Toutefois, sur ce que Casillas démontre avec la Roja ces derniers mois, il est difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Au Mondial brésilien, il avait, certes, sombré, mais il n'avait pas été le seul. Et depuis, il a retrouvé une certaine solidité. En sept matches des éliminatoires, il a gardé sa cage inviolée à cinq reprises. 

Casillas ou De Gea, De Gea ou Casillas ? A moins que le sélectionneur ne l'annonce officiellement dans les prochains jours, le suspense restera de mise jusqu'à ce premier match de l'Euro. Cela dit, il pourrait y avoir une première indication sur ses intentions lors de la rencontre amicale contre la Bosnie-Herzégovine ce dimanche. Par ailleurs, après que le verdict soit tombé, il s'agira aussi de savoir si la hiérarchie qui aura été établie sera bien acceptée et si, par ailleurs, elle aura des effets sur la bonne cohabitation entre les deux gardiens. Un bras de fer comme celui qu'ont connu Jens Lehmann et Olivier Kahn en sélection allemande voire Grégory Coupet et Fabien Barthez avec les Bleus en 2006 n'est pas à exclure. Quoi que les principaux protagonistes puissent en dire devant les médias. 

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