Avec deux titularisations de suite début février avec le Bayern Munich, on se disait enfin que Lucas Hernandez avait repris son rythme de croisière chez les champions d’Allemagne.
Seulement, cette éclaircie n’a pas été suivie dans la continuité au sein de l’effectif riche du club munichois. Hormis un match plein contre le Werder Brême le 13 mars dernier, le latéral gauche n’a joué que 27 minutes lors des cinq dernières sorties du Bayern.
"Oui, bien sûr. Je suis quelqu'un qui veut toujours jouer, a-t-il confié en conférence de presse des Bleus. J'ai été beaucoup blessé l'année dernière mais cette année, les blessures m'ont laissé tranquille. Quand j'ai joué, j'ai voulu rendre la confiance au club qui m'a acheté il y a deux ans. Il y a eu des périodes où j'étais frustré, fâché, énervé quand j'étais sur le banc."
Frustré de ne pas jouer après une dernière saison qui lui a gâché son acclimatation totale chez les Munichois, Lucas Hernandez doit faire face à l’éclosion d’Alphonso Davies sur le côté gauche de la défense.
Repositionné dans l’axe, David Alaba a également bouché un poste auquel l’ancien de l’Atlético Madrid pouvait postuler. Avec le départ de l’Autrichien à l’issue de la saison, Lucas pourrait bien s’imposer comme le choix n°1. En tout cas, le Marseillais de naissance ne s’avoue pas vaincu.
"En club, la concurrence est très grande. j'ai eu des périodes où j'ai moins joué, j'ai toujours confiance en moi, j'ai toujours travaillé à l'entraînement. Il y a aussi beaucoup de concurrence en équipe de France, on est toujours mis en danger. C'est à moi de m’accrocher."
Membre incontestable de l’équipe de France championne du monde en 2018, l’arrière munichois a toujours pu compter sur la confiance de Didier Deschamps même en temps difficile. Propulsé sur le devant de la scène durant le Mondial russe, au même titre que Pavard, Lucas Hernandez voit en l’équipe de France une bouffée d’oxygène et une façon de montrer que les blessures n’ont pas eu d’impact sur son rendement.
"Depuis que je suis arrivé, j'ai tout donné et je continuerai jusqu'à la fin. C'est une fierté d'être ici et à chaque fois que le coach me donnera le chance de mouiller ce maillot, je le ferai à tous les matchs. Les gens ne me connaissaient pas quand je suis arrivé mais j'ai travaillé pour confirmer. Il y a beaucoup de bons joueurs à mon poste."
A commencer par son frère, Théo Hernandez, qui brille au Milan AC mais qui n'a toujours pas tapé dans l'oeil de Deschamps...

