Toujours sans club depuis son départ du PSG, Laurent Blanc n'en reste pas moins un observateur avisé du football mondial. L'ancien sélectionneur de l'équipe de France attend toujours un nouveau challenge pour récupérer un banc de touche. Dans un entretien accordé à France Football, Laurent Blanc a évoqué plusieurs sujets dont la course au Ballon d'Or dans laquelle il a une préférence très claire.
"Je suis juré, je vote Varane. Il a gagné la C1 et la Coupe du monde (...) Il est plus fort que moi ! Et beaucoup plus en avance ! Il a la chance mais surtout le talent d'évoluer dans un des plus grands clubs du monde depuis huit saisons alors qu'il n'a que vingt-cinq ans. Il a gagné quatre Ligues des champions avec le Real, il compte déjà plus de cinquante sélections. C'est quasiment du jamais vu pour un Français, en plus défenseur (...) C'est un honneur pour moi d'être comparé à Varane", a indiqué Laurent Blanc.
Blanc déçu par Rabiot et Verratti
Getty ImagesLe technicien français est revenu sur sa période sans club : "Je n'avais pas prévu de rester aussi longtemps sans club. Rien n'est prévisible dans ce métier (...) Je m'aperçois que faire trois ans dans un grand club, et même dans un club tout court, est une sacrée performance actuellement (...) Aujourd'hui, je me dis que j'aurais peut-être dû replonger tout de suite. J'avais des offres de beaux clubs (...) Entraîner, c'est du bonheur pour moi ! (...) Le PSG, ça t'impacte ! Je pensais qu'une ou deux années de repos me redonneraient l'énergie nécessaire pour relever un gros challenge. J'ai peut-être manqué de lucidité sur ma situation à ce moment-là (...) J'attends un bon projet, avec un club qui a de l'ambition".
Laurent Blanc a évoqué les difficultés du PSG sur la scène européenne : "Il n'a pas pris conscience de la dimension du top niveau européen. C'est bien beau de dire qu'on est dans le top 8 en 2016 mais la concurrence se bouge aussi. Il y a des grands clubs européens en face, qui sont au très haut niveau depuis trente, quarante, cinquante ans et qui possèdent de l'avance sur Paris dans beaucoup de domaines : la culture du club, l'expérience, l'influence... Ce sont des choses qui se construisent dans la durée et ne s'achètent pas (...) La victoire ne se programme pas. C'est ce qui fait aussi le charme du foot".
L'ancien entraineur du PSG a envoyé un tacle à Adrien Rabiot et Marco Verratti : "Leur évolution n'est pas celle que j'attendais. Ce sont deux joueurs qui évoluent dans l'entrejeu et c'est là que Paris, depuis un certain temps, a des limites, pour ne pas dire des problèmes. Adrien, tout n'est malheureusement pas clair chez lui. Ce garçon a tout pour réussir. Pour l'instant, il n'a plus l'itinéraire qu'il devrait avoir alors qu'il a tout. Mais je suis peut-être mal placé pour le juger. Je l'aime tellement (...) Verratti n'a plus évolué dans le jeu depuis deux ou trois ans".




