World Cup fail to qualify GFXGetty/GOAL

Victor Osimhen, Khvicha Kvaratskhelia et les plus grandes stars privées de Coupe du monde 2026

La compétition pourrait marquer le dernier chapitre de la carrière internationale de Lionel Messi, tandis que Lamine Yamal, Vinicius Jr, Ousmane Dembélé ou encore Kylian Mbappé tenteront de s’illustrer à leurs côtés. Cristiano Ronaldo devrait lui aussi égaler le record de Messi en disputant une sixième Coupe du monde sous les couleurs du Portugal, Harry Kane portera une nouvelle fois les ambitions de l’Angleterre version Thomas Tuchel et Erling Haaland découvrira enfin la plus grande scène internationale avec la Norvège, outsider annoncé.

Certaines grandes nations joueront encore leur qualification en mars, mais pour d’autres, le rêve s’est déjà envolé. La phase éliminatoire a laissé plusieurs victimes de marque : deux géants africains, ainsi que deux pays européens et sud-américains comptant chacun neuf participations à la Coupe du monde.

Sans plus attendre, voici la liste des stars majeures qui ne fouleront définitivement pas les pelouses nord-américaines l’été prochain…

  • Georgia v Spain - FIFA World Cup 2026 QualifierGetty Images Sport

    Khvicha Kvaratskhelia (Géorgie)

    La Géorgie avait marqué les esprits lors de l’Euro 2024 en atteignant les huitièmes de finale, portée par un Khvicha Kvaratskhelia incandescent, intenable balle au pied et infatigable dans ses courses. Mais l’ailier du Paris Saint-Germain ne participera pas à la Coupe du monde 2026.

    Kvaratskhelia a bien inscrit deux buts pendant les qualifications, notamment lors d’un succès convaincant 3-0 contre la Bulgarie, mais cela n’a pas suffi. La Géorgie a perdu quatre de ses cinq autres matchs et a terminé très loin derrière l’Espagne et la Turquie dans le groupe E. La lourde défaite 4-1 en Turquie a symbolisé une campagne ratée, et Willy Sagnol devra maintenant reconstruire un groupe en plein doute, privé de joueurs capables d’évoluer au niveau de sa star.

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  • FBL-WC-2026-QUALIFIER-KEN-GABAFP

    Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)

    Pierre-Emerick Aubameyang restera comme l’un des meilleurs attaquants de sa génération à n’avoir jamais disputé une Coupe du monde. Et après le nouvel échec du Gabon dans la course à 2026, il ne fait plus vraiment de doute que le joueur de 36 ans raccrochera sans avoir connu ce sommet-là.

    Les Panthères avaient pourtant validé leur billet pour les barrages de la zone CAF en terminant deuxièmes de leur groupe, à seulement un point de la Côte d’Ivoire. Aubameyang avait largement contribué à cette performance, avec sept buts, dont un quadruplé mémorable lors d’un spectaculaire succès 4-3 en Gambie.

    Revenu en forme à l’Olympique de Marseille, l’ancien buteur d’Arsenal et du Borussia Dortmund a de nouveau mené l’attaque gabonaise lors d’une demi-finale très attendue face au Nigeria. Le Gabon s’est arraché pour aller en prolongation, grâce à une égalisation de Mario Lemina à la 89e minute, mais cet effort leur a coûté cher : les Super Eagles ont ensuite déroulé pour s’imposer 4-1, avec un doublé de Victor Osimhen.

    Le rêve d’une première participation mondiale s’éloigne encore pour le Gabon, et il ne deviendra pas plus accessible lorsque viendra le jour où il faudra faire sans Aubameyang.

  • FBL-WC-2026-QUALIFIER-CMR-MUSAFP

    Bryan Mbeumo (Cameroun)

    Né en France et ancien international Espoirs tricolore, Bryan Mbeumo avait choisi en 2022 de représenter le Cameroun, le pays de son père. Trois ans plus tard, difficile de ne pas imaginer un brin de regret.

    Le Cameroun a d’abord subi une humiliation en étant devancé par le Cap-Vert dans la course à la qualification directe pour la Coupe du monde 2026. Les Lions Indomptables ont ensuite hérité de la RD Congo en barrages. Mbeumo a disputé l’intégralité de la rencontre, aux côtés notamment d’André Onana et de Carlos Baleba, mais la RD Congo s’est imposée 1-0, grâce à un but de Chancel Mbemba dans le temps additionnel. L’attaquant de Brentford, auteur de seulement sept buts en 27 sélections, a manqué une énorme occasion en seconde période… avant de faire le buzz en quittant précipitamment le terrain au coup de sifflet final.

    Nation africaine la plus présente en Coupe du monde (huit participations), le Cameroun version 2023 n’a pourtant plus grand-chose à voir avec ses illustres aînés. Les crises à répétition hors du terrain ont freiné toute progression, et l’avenir demeure flou, alors que Marc Brys serait sur le point d’être démis de ses fonctions.

  • Vlahovic SerbiaGetty

    Dusan Vlahovic (Serbie)

    La Serbie manquera une Coupe du monde pour la première fois depuis 2014, et cet échec-là risque de laisser des traces. Le sélectionneur Dragan Stojković a démissionné après une défaite catastrophique à domicile contre l’Albanie (0-1) en octobre, et l’élimination est devenue officielle jeudi dernier, après un revers 2-0 face à l’Angleterre à Wembley.

    Les Anglais ont survolé le groupe K avec un bilan parfait, tandis que l’Albanie a décroché une place en barrages pour la première fois de son histoire. Une campagne cauchemardesque pour la Serbie… et plus encore pour Dušan Vlahović. L’attaquant de la Juventus n’a inscrit que deux petits buts et s’est montré totalement invisible lors des doubles confrontations face à l’Angleterre et l’Albanie.

    Toujours en quête de son statut de « top striker », Vlahović peine à convaincre à Turin, où son avenir fait débat. Avec seulement 16 buts en 41 sélections, il peine également à incarner le leader offensif attendu en équipe nationale. À l’ouverture du prochain mercato, sa cote pourrait bien être au plus bas.

  • Hungary v Republic of Ireland - FIFA World Cup 2026 QualifierGetty Images Sport

    Dominik Szoboszlai (Hongrie)

    Le groupe F a offert l’un des scénarios les plus fous de ces qualifications européennes, avec une bataille à suspense jusqu’à la dernière seconde. Le Portugal a écrasé l’Arménie 9-1 pour s’assurer la première place, et la Hongrie a longtemps cru tenir son billet pour la deuxième. Mais tout a basculé… au bout du bout du temps additionnel.

    À Budapest, l’égalisation irlandaise dans les ultimes secondes a douché tout un pays : Troy Parrott, auteur d’un triplé, a surgi à la 96e minute pour offrir un succès 3-2 à l’Irlande et faire exploser de joie le banc visiteur. En face, le contraste était saisissant : Dominik Szoboszlai a craqué en larmes sur la pelouse.

    Certains supporters irlandais ont parlé de « karma », puisqu’on avait vu le capitaine hongrois célébrer le deuxième but de son équipe avec un geste moqueur en direction des bancs adverses. Mais la vérité, c’est que rares sont les joueurs qui auront autant porté leur sélection que Szoboszlai. Auteur de cinq contributions décisives en six matchs, dont une égalisation magnifique dans le temps additionnel contre le Portugal, le meneur de Liverpool a été le moteur de la campagne hongroise.

    Son coéquipier chez les Reds, Milos Kerkez, a lui aussi brillé, mais la Hongrie a fini par se faire punir par un excès de confiance. Résultat : l’attente pour une 10e participation en Coupe du monde se prolonge… et atteindra désormais 44 ans.

  • FBL-WC-2026-AFRICA-QUALIFIER-LES-NGAAFP

    Victor Osimhen (Nigéria)

    Le Nigeria manquera un deuxième Mondial consécutif après une élimination retentissante face à la RD Congo lors du barrage africain final. Favoris pour rejoindre l’intercontinental play-off de mars après avoir écarté le Gabon, les Super Eagles ont vu leurs espoirs s’effondrer au terme d’un duel éreintant… conclu aux tirs au but.

    Les deux équipes se sont quittées sur un nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire, et la physionomie du match a complètement changé lorsque Victor Osimhen, blessé à la jambe, a dû céder sa place à la pause. La menace offensive nigériane s’est alors presque évaporée. La RD Congo, dangereuse en transition, aurait même pu inscrire un second but, mais le destin a fini par leur sourire lors de la séance, remportée 4-3.

    Un scénario qui ne devrait jamais arriver à ce qui est sans doute la génération la plus talentueuse du Nigeria depuis vingt ans. L’absence d’Osimhen lors du Mondial sera l’un des grands regrets, tant l’attaquant de Galatasaray fait désormais partie du gratin mondial à son poste. Auteur de huit buts en qualifications, il a porté l’équipe à bout de bras, mais le reste du collectif n’a pas suivi son niveau d’exigence. Ademola Lookman, Alex Iwobi, Samuel Chukwueze, Calvin Bassey ou encore Wilfred Ndidi sont passés à côté, et devront sérieusement s’interroger.

    Le destin aurait peut-être été différent si Osimhen n’avait pas manqué trois matchs sur blessure. Mais cette campagne confirme une réalité : le Nigeria dépend beaucoup trop de lui. Et lorsqu’il disputera enfin une nouvelle campagne qualificative, il aura déjà 30 ans… ce qui signifie que ses meilleures années se seront déroulées sans la moindre apparition en Coupe du monde.

  • Bolivia v Chile - FIFA World Cup 2026 QualifierGetty Images Sport

    Alexis Sanchez (Chili)

    Alexis Sánchez a bâti l’une des plus belles carrières de sa génération : des passages marquants au Barça, à Arsenal ou encore à l’Inter, des titres, des buts décisifs et une influence énorme au sein de la Roja, notamment lors de la Coupe du monde 2014 où il avait brillé. Mais, à 36 ans, l’icône chilienne ne foulera plus la scène mondiale.

    Le Chili avait déjà échoué de peu à se qualifier pour les éditions 2018 et 2022, mais cette fois, la désillusion est totale : la Roja termine dernière de la zone CONMEBOL, avec seulement 11 points pris en 18 rencontres. Un bilan catastrophique qui explique à lui seul l’ampleur du chantier.

    Sánchez a lui aussi vécu une campagne cauchemardesque. Une grave blessure au mollet l’a écarté des huit premières journées, puis sa mise à l’écart totale après l’arrivée de Nicolás Córdova en septembre a confirmé son déclassement. Rappelé pour les matchs contre l’Argentine (défaite 1-0 à domicile) puis en Bolivie (revers 2-0), il est apparu à court de rythme, très loin de l’attaquant explosif qui portait le Chili depuis plus d’une décennie.

    Sánchez n’a pas annoncé sa retraite internationale, mais tout indique que la Roja tourne la page. Un tournant inévitable, mais qui laisse un goût amer : le plus grand joueur chilien de ce siècle quitte vraisemblablement la scène mondiale sans dernier tour d’honneur.

  • FBL-WC-2026-EUR-QUALIFIERS-KOS-SLOAFP

    Benjamin Šeško (Slovénie)

    Benjamin Šeško traverse la période la plus compliquée de sa jeune carrière. Arrivé à Manchester United cet été en provenance du RB Leipzig, l’attaquant de 22 ans peine à s’imposer à Old Trafford – et son passage en sélection n’a pas servi de bouffée d’oxygène.

    Titulaire lors des quatre premiers matchs de qualification de la Slovénie, Šeško n’a délivré ni but ni passe décisive, tandis que son équipe ne prenait que trois points sur douze possibles. Puis une blessure au genou l’a tenu éloigné des terrains au pire moment : il a dû assister depuis le banc à la défaite 2-0 contre le Kosovo en novembre, synonyme d’élimination définitive dans la course au Mondial 2026.

    La Slovénie n’a plus disputé de Coupe du monde depuis 2010, et difficile d’imaginer une issue différente à court terme. En dehors de Šeško, le niveau général reste très limité, et seul Jan Oblak offre des garanties au plus haut niveau. L’attaquant, lui, se bat, propose, multiplie les courses… mais il ne peut pas tout faire tout seul. Sans création, sans soutien, il restera un finisseur isolé dans une équipe en manque de talent.

    À ce rythme, la Slovénie risque de continuer à naviguer loin des grandes compétitions, même avec un buteur de la trempe de Šeško.

  • FBL-WC-2026-QUALIFIER-CONCACAF-CRC-HONAFP

    Keylor Navas (Costa Rica)

    Quand Keylor Navas est revenu sur sa décision en mai 2025 pour sortir de sa retraite internationale, c’était avec un objectif clair : disputer une quatrième Coupe du monde. À 38 ans, le triple vainqueur de la Ligue des champions n’est plus au sommet de sa carrière, mais son statut restait intact. Dès son retour, il a été réinstallé comme capitaine du Costa Rica, avec l’ambition de profiter d’un contexte favorable : les trois meilleures équipes de la zone CONCACAF étant automatiquement qualifiées en tant que pays hôtes.

    Sur le terrain, Navas a fait sa part du travail. Il n’a encaissé que six buts en six matchs, preuve qu’il demeure un gardien fiable malgré son âge et son exil au Mexique, où il évolue désormais avec les Pumas. Mais devant, c’est l’attaque costaricienne qui a failli. Une seule victoire au cours de la campagne, trop peu pour espérer lutter avec le Honduras et surtout avec Haïti, surprenant premier du groupe.

    Résultat : pour la deuxième fois seulement au XXIe siècle, le Costa Rica ne verra pas la Coupe du monde. Une cruelle désillusion pour Navas, qui espérait boucler son histoire avec la sélection sur la plus grande scène du football mondial.

  • Serhou Guirassy Guinea 2024Getty Images

    Serhou Guirassy (Guinée)

    Peu d’attaquants ont affiché une telle régularité devant le but que Serhou Guirassy en Europe ces dernières saisons. Depuis le début de l’exercice 2023-2024, le buteur du Borussia Dortmund a inscrit 75 réalisations toutes compétitions confondues, jusqu’à terminer co-meilleur marqueur de la dernière Ligue des champions. Autant dire que la Guinée nourrissait de grands espoirs : avec un Guirassy aussi clinique, pourquoi ne pas rêver d’une première qualification en Coupe du monde ?

    Mais le passage du club à la sélection a été brutal. L’efficacité qui fait sa réputation en Allemagne s’est évaporée en campagne qualificative. Un seul but inscrit, et presque aucune influence dans le jeu offensif d’une équipe guinéenne qui a très vite montré ses limites. Résultat : une modeste quatrième place derrière l’Algérie, l’Ouganda et le Mozambique, et seulement quatre victoires en dix rencontres.

    Une immense déception, tant pour Guirassy que pour un pays qui pensait tenir enfin l’attaquant capable de changer son destin footballistique.

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