La victoire a été nette, le contenu solide, mais l’ambiance n’a pas été totalement apaisée. Mardi soir, face à Rennes, Amine Gouiri a vécu un match contrasté, symbole d’un OM encore sous tension avec son public.
AFPSifflé malgré un bon match contre Rennes, Amine Gouiri répond aux supporters de l’OM
AFPAmine Gouiri, performant mais contesté malgré la victoire
Il n’y a pas d’homme du match en Coupe de France, mais Amine Gouiri aurait coché toutes les cases. Face à Rennes, en huitième de finale, l’attaquant marseillais a pesé sur la rencontre. Un but, une passe décisive pour Mason Greenwood, une implication constante. L’Olympique de Marseille s’est imposé 3-0 et a validé son billet pour la suite de la compétition. Pourtant, au moment de quitter la pelouse à la 78e minute, remplacé par Pierre-Emerick Aubameyang, le public du Vélodrome a laissé entendre son mécontentement.
Des sifflets, audibles, qui ont surpris au vu de la prestation livrée. Quelques minutes auparavant, Gouiri avait manqué l’occasion d’alourdir le score. Sur une offrande de Greenwood, l’attaquant a expédié le ballon au-dessus du but rennais à la 75e minute. Un raté énorme qui n’a pas échappé aux tribunes.
AFPUne occasion manquée qui change la perception
Après la rencontre, l’ancien joueur de l’Olympique Lyonnais n’a pas cherché à esquiver le sujet. Face aux journalistes, il a livré une lecture lucide de la situation, sans détour ni amertume.
« C’est à cause de l’occasion ratée, je le sais déjà. Je suis un attaquant, j’aime marquer. Je pense que c’est par rapport à ça. Je n’ai pas entendu le public siffler. Il y a aussi eu des applaudissements, ce que j’ai retenu. Je les comprends parce que je dois la mettre au fond. Si je l’avais mise, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses mais le plus important aujourd’hui était la victoire et la qualification », a-t-il déclaré.
Pour Gouiri, l’analyse reste simple. À Marseille, la tolérance existe peu quand une opportunité franche s’envole. Le contexte actuel n’aide pas non plus à calmer les attentes.
AFPUn climat tendu autour de l’OM
L’OM sortait d’une élimination douloureuse en Ligue des champions. Les supporters, très critiques ces derniers jours, avaient affiché leur colère. La veille du match contre Rennes, joueurs, staff et dirigeants avaient d’ailleurs rencontré plusieurs représentants d’associations de supporters afin d’échanger et de désamorcer la crise.
Gouiri n’a pas ignoré cette réalité. « Ils sont déçus des derniers résultats. Ça fait du bien d’échanger même dans les bons moments. C’est un club unique avec des supporters uniques, on doit être proche d’eux », a-t-il confié.
Il est également revenu sur l’ambiance du stade et les banderoles déployées avant le coup d’envoi. « On savait qu’ils allaient être derrière nous. C’est pour ça qu’ils sont venus, pour nous dire qu’ils seraient derrière nous. Il y a eu des banderoles mais on savait qu’ils allaient pousser. Ce but en début de matchs nous fait énormément de bien à eux et à nous. Après ce but, je ne me faisais pas de doute sur la suite du match », a ajouté l’ancien avant-centre du Stade Rennais.
AFPUne réponse collective sur le terrain
Sur le terrain, l’OM a répondu présent. Sérieux, engagé, appliqué. Gouiri a insisté sur la dimension collective de la prestation. « On a fait un match complet avec de l’intensité. On savait qu’il fallait se racheter, c’est le meilleur match pour se racheter. On amis trois buts, sans en prendre. On a emmené les supporters avec nous », a conclu l’ancien de l’OGC Nice.
En dépit des sifflets, le message est passé. Marseille avance. Gouiri aussi.



