Mis de côté à l’OM depuis plusieurs mois, Neal Maupay a retrouvé le devant de la scène dès sa première apparition avec le FC Séville. Un but, un geste signature et un contraste saisissant avec la suite de la soirée andalouse.
AFP
X/@nealmaupay_Neal Maupay frappe fort dès sa première avec Séville
Prêté par l’Olympique de Marseille à Séville avec une option d’achat, Neal Maupay n’a pas tardé à faire parler de lui en Liga. Lundi soir, à Majorque, l’attaquant français de 29 ans a signé des débuts remarqués sous le maillot du FC Séville, malgré une lourde défaite finale (4-1).
Aligné d’entrée par son nouvel entraîneur, Maupay a rapidement montré qu’il n’était pas venu en simple figurant. Très mobile, souvent excentré sur le côté droit, il a multiplié les appels et pesé sur la défense adverse. Sa récompense arrive juste avant la pause.
Un but splendide pour lancer son aventure espagnole
Alors que Séville se trouvait en difficulté, l’ancien Niçois a trouvé la faille avec autorité. Depuis un angle fermé, côté droit de la surface, Maupay déclenche une frappe puissante qui vient se loger dans la lucarne opposée. Imparable. Égalisation immédiate. Et célébration devenue culte : le mime du lancer de fléchettes, clin d’œil assumé à sa passion personnelle.
Un but qui tranche avec le contexte collectif. Car si Séville revient à hauteur à ce moment-là, la suite du match bascule complètement après la pause.
Une seconde période cauchemardesque pour Séville
Au retour des vestiaires, le FC Séville s’effondre. Trois buts encaissés, des erreurs à répétition, un marquage défaillant sur les ailes. Majorque en profite sans trembler. Score final : 4-1. Une claque pour un club en difficulté au classement.
Après 22 journées, Séville pointe à la 15e place, avec seulement deux points d’avance sur la zone rouge. Un constat inquiétant pour un club habitué à jouer bien plus haut. Neal Maupay quitte la pelouse à la 79e minute, remplacé par Isaac Romero, impuissant face à la débâcle collective.
Getty Images SportL’entraîneur lucide malgré le but de Maupay
En conférence de presse, l’entraîneur sévillan n’a pas ignoré la prestation de son nouveau numéro 9, tout en pointant les failles de son équipe.
« C'est un bon joueur, intelligent, il a marqué un superbe but, mais ensuite le match a basculé. Nous avons commis pas mal d'erreurs en phase défensive », a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter : « En première mi-temps, nous étions menés, mais nous avons égalisé. Nous étions organisés et avions une bonne attitude. En seconde période, nous avons commis beaucoup d'erreurs dans nos passes et avons perdu notre marquage sur les ailes. Trop d'erreurs face à un adversaire direct. Nous avons encore fait beaucoup d'erreurs, et cela se paie cher. Nous devons continuer à travailler et à nous battre, mais aujourd'hui, nous sommes un cran en dessous de notre potentiel. La seconde période est particulièrement difficile car l'adversaire a su exploiter des erreurs faciles sur les centres et les seconds ballons. Ce sont des points que nous avons déjà abordés, travaillés et analysés, mais nous devons continuer à travailler dessus, il n'y a pas d'autre solution ».
AFPUn nouveau départ après des mois dans l’ombre à l’OM
Pour Maupay, ce but a une saveur particulière. À Marseille, son histoire récente a viré à l’impasse. Malgré la confiance affichée par Roberto De Zerbi la saison précédente, ponctuée de quatre buts et quatre passes décisives en 24 matchs, l’attaquant a quasiment disparu des radars depuis l’été.
Deux titularisations en Coupe de France face à des adversaires modestes, un but contre Bayeux en seizièmes, et une apparition symbolique en Ligue 1, à la 89e minute lors du large succès à Nice (1-5) le 21 novembre. Trop peu pour exister.
À Séville, Maupay retrouve enfin du temps de jeu. Et surtout, le sourire. Même dans la défaite, son aventure espagnole démarre avec un signal fort.



