À la veille du barrage retour de Ligue des champions de l'UEFA entre le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco, la tension grimpe d’un cran. Victorieux 2-3 à l’aller au Stade Louis-II, les Parisiens abordent ce rendez-vous avec un court avantage. Mais dans l’esprit de Luis Enrique, rien n’est joué. En conférence de presse, l’entraîneur espagnol a balayé plusieurs sujets, du contexte sportif aux dossiers plus sensibles.
AFPPSG – Monaco : Luis Enrique annonce la couleur avant le barrage retour de Ligue des champions
AFPUne confiance maîtrisée avant un match à bascule
Le PSG aborde cette manche retour avec un but d’avance. Un matelas fragile. Luis Enrique le sait, ses joueurs le savent, et le public aussi. L’entraîneur refuse toute forme d’euphorie.
« Les supporters sont attentifs, confiants bien sûr, mais attentifs. C'est un match particulier, difficile, parce qu'une équipe commence le match éliminée. Ce sera difficile demain. Ce que nous voulons, c'est de continuer notre chemin en Ligue des champions ».
Le message se veut clair. Monaco n’a rien à perdre. Paris ne peut pas se contenter d’attendre. L’Espagnol insiste sur l’idée d’un match à gagner, pas d’un score à protéger. Selon lui, la gestion émotionnelle fera la différence. La pression existe, mais elle ne doit pas paralyser.
Getty Images SportKvaratskhelia, une arme rare dans l’effectif parisien
Interrogé sur Khvicha Kvaratskhelia, Luis Enrique n’a pas caché son enthousiasme. L’ailier géorgien incarne un profil atypique, capable d’apporter dans plusieurs registres.
« C'est un joueur différent car il a la capacité de marquer, dribbler, défendre... C'est difficile d'être un attaquant du PSG et on est très content de l'avoir », a laissé entendre le coach.
Dans un club où les attentes offensives frôlent l’exigence permanente, briller relève parfois du défi. Kvaratskhelia, lui, alterne percussion et replis défensifs. Il provoque. Il tente. Il ose. Cette polyvalence séduit le staff. Face à Monaco, son influence pourrait peser lourd.
AFPUne réponse brève sur le dossier Hakimi
La conférence a également dévié vers le terrain judiciaire. Le nom d’Achraf Hakimi s’est invité dans les échanges, alors que la juge d’instruction a confirmé que le dossier sera examiné par la cour criminelle départementale.
Luis Enrique a choisi la sobriété. « C'est entre les mains de la justice », a-t-il répondu en espagnol.
Pas de commentaire supplémentaire. Le technicien protège son vestiaire et évite toute prise de position publique. Le sujet reste sensible. Le timing, délicat.
AFPUn match à gérer sans calcul
L’entraîneur parisien refuse d’aborder cette rencontre avec une logique défensive. Pour lui, défendre un résultat ne correspond pas à l’ADN de son équipe.
« On est dans une compétition différente mais après le match il y aura une équipe éliminée. Monaco va commencer le match avec un but de retard. Il faut savoir qu'il y aura des moments difficiles. Nos supporters le savent. Il faudra savoir gérer ces moments. La meilleure manière de gérer c'est de faire comme d'habitude. Il n'y a pas de résultat à défendre, il y a un match à gagner ».
Le ton ne tremble pas. Paris devra accepter les séquences de domination monégasque. Subir parfois. Répondre souvent. L’aller l’a démontré : mené 2-0 après vingt minutes, le PSG a su renverser la situation. Ce scénario nourrit la confiance du groupe.
Getty Images SportDembélé et Ruiz incertains, prudence maximale
Autre point sensible : l’état physique de certains cadres. Les absences potentielles d’Ousmane Dembélé et de Fabián Ruiz interrogent. Luis Enrique a fixé une règle stricte.
« S'il y a un joueur qui n'a pas fait l'entraînement de pré-match, ce n'est pas possible de jouer demain. Nous ne voulons prendre de risque avec aucun joueur. Ce n'est pas grave mais il faut savoir attendre ».
Le staff privilégie la sécurité. Pas question de forcer un retour. La saison reste longue. La Ligue des champions exige de la fraîcheur. Un choix qui peut surprendre, mais qui s’inscrit dans une gestion globale.
Getty ImagesQui pour tirer les penalties ?
Dans un match couperet, chaque détail compte. Les tirs au but ne relèvent jamais du hasard. Luis Enrique s’est montré rassurant sur ce point.
« On a beaucoup de joueurs qui peuvent tirer les pénaltys. C'est un petit peu comme notre capacité à trouver des buteurs. Il y en a peu qui sont capables à marquer 30 buts mais beaucoup capables de marquer 12 ou 15 buts. C'est très positifs pour l'équipe ».
Le PSG ne dépend pas d’un seul spécialiste. Plusieurs profils se tiennent prêts. Une richesse qui peut peser si la soirée s’étire.
AFPLe souvenir du match aller comme leçon
Le scénario du Ligue des champions de l'UEFA à Monaco reste dans toutes les têtes. Mené rapidement, Paris a pourtant trouvé les ressources pour inverser la tendance.
« Vues les actions pendant les premières 20 minutes et tu perds 2-0 à l'extérieur, normalement tu finis de manière catastrophique. Mais on a montré que nous avons la capacité à surmonter les difficultés. Le plus important c'est de savoir gérer la manière dont nous jouons. La meilleure situation pour demain c'est de jouer le match comme si c'était le premier. Nous voulons gagner le match et mériter de le gagner ».
L’analyse révèle une conviction forte : le contenu prime sur le contexte. Luis Enrique réclame la même audace qu’à l’aller. Même intensité. Même volonté.
AFPUne soirée décisive au Parc
Au coup d’envoi, un seul scénario comptera. Qualification ou élimination. Le Paris Saint-Germain dispose d’un léger avantage. L’AS Monaco viendra pour frapper fort. Le public parisien jouera son rôle, attentif et exigeant.
Luis Enrique, lui, refuse toute projection. Il parle d’engagement, de maîtrise, d’intensité. Rien d’autre. Le PSG veut poursuivre son aventure européenne. Monaco veut la prolonger. Verdict mercredi soir.

