Alors que l’OM tente de retrouver un peu de stabilité après plusieurs jours agités, Samir Nasri jette un pavé dans la mare. Proche de Medhi Benatia, l’ancien international français affirme que le directeur du football n’avait nullement prévu de prolonger l’aventure jusqu’à l’été, contrairement à ce qu’a annoncé le club.
AFPNouveau coup de tonnerre à l’OM : Samir Nasri lâche une bombe sur l’avenir de Benatia
AFPUn retournement qui interroge
Dimanche, Medhi Benatia annonce sa démission. Deux jours plus tard, changement total de décor. Mardi, Frank McCourt intervient et lui demande de repousser son préavis jusqu’à la fin de saison, avec des responsabilités élargies. Dans le même mouvement, Pablo Longoria voit son champ d’action sportif réduit. Frustré, le dirigeant espagnol envisagerait de partir.
Cette volte-face surprend. Elle intrigue aussi. Sur Canal+, Samir Nasri n’a pas masqué son étonnement face à ce scénario digne d’une série télévisée : « Coup de théâtre, saison 5 de Game of Thrones. Honnêtement, ce n'était pas voulu de sa part. Et franchement, personnellement en tant que marseillais et supporter de ce club-là, ils me saoulent. Parce que tous les deux ou trois jours, il y a quelque chose de nouveau. Ils se sont créé cette situation-là, alors qu'il n'y avait pas lieu d'en arriver jusque-là, ils ont quand même une vraie possibilité de gagner la Coupe de France en sachant que Paris est éliminé. Ils sont quatrièmes (de L1), ils sont toujours dans les clous pour avoir une qualification directe en Ligue des champions ».
Le ton agace. Le constat interpelle.
AFPUne instabilité difficile à suivre
Pour Nasri, l’agitation permanente finit par lasser. Le départ de Roberto De Zerbi, la démission de Benatia, puis son maintien renforcé… L’ancien joueur de l’OM ne cache plus sa confusion.
Il déroule, presque dépité : « Il n'y a plus d'entraîneur, le directeur sportif présente sa démission puis non, finalement, le directeur sportif reste mais c'est le président qui perd un petit peu de son influence. Franchement, je ne sais plus où j'en suis. Mais ce communiqué, pour moi, il ne sert à rien. Les décisions sportives, c'était déjà Medhi (Benatia) qui les prenait, justement. Pablo Longoria s'est servi de Benatia comme paratonnerre à un moment donné, justement pour prendre un petit peu de recul ».
Ses mots traduisent un malaise. L’impression d’un club qui se complique la vie alors que le terrain n’affiche pas un bilan catastrophique. L’OM reste quatrième en Ligue 1 et peut encore viser la Coupe de France.
GettyUne démission dictée par l’usure ?
Nasri insiste sur un point précis : la démission annoncée dimanche ne constituait pas une manœuvre stratégique. Aucun calcul derrière ce geste, selon lui : « Ce n'était pas calculé, je l'ai eu au téléphone dimanche. C'était un ouf de soulagement parce qu'il va enfin respirer et qu'il était affecté par tout ce qui se passait autour du club ».
Le témoignage pèse. Il suggère un Benatia éprouvé, usé par la pression et par le climat interne. Si le dirigeant marocain accepte finalement de rester, la décision répondrait donc davantage à une demande de McCourt qu’à un plan préparé.
À Marseille, la tempête ne faiblit jamais longtemps. Et cette nouvelle sortie médiatique ajoute une couche d’incertitude sur l’équilibre du pouvoir à l’OM.

