Le PSG avait tout pour sécuriser son avenir européen. Mardi soir, à Lisbonne, le club parisien a pourtant quitté la pelouse du stade José-Alvalade avec une frustration immense et une défaite amère face au Sporting (2-1). Supérieurs dans le jeu, maladroits dans les zones décisives, les Parisiens ont vu leur trajectoire en Ligue des champions se compliquer, tandis que leur entraîneur, Luis Enrique, a laissé éclater une colère rare.
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AFPUne domination stérile qui coûte cher au PSG
Le scénario a de quoi irriter. Pendant de longues séquences, le PSG a confisqué le ballon, imposé son rythme et étouffé le Sporting. Mais le football ne récompense pas toujours la maîtrise. À Lisbonne, Paris a payé cash son manque de tranchant devant le but. Résultat : une défaite frustrante, au pire moment.
Ce revers empêche le club de la capitale de valider dès maintenant son billet pour le top 8 de la phase de ligue. Une occasion nette vient de s’envoler.
AFPLe classement se resserre dangereusement
Avant cette rencontre, le PSG pouvait presque respirer. Après ce match, l’air se fait plus rare. Avec 13 points au compteur, Paris glisse à la 5ᵉ place provisoire. Les larges succès du Real Madrid contre Monaco (6-1) et de Tottenham face à Dortmund (2-0) ont rebattu les cartes.
Le Sporting, désormais tout proche, met une pression directe. La dernière journée, programmée mercredi 29 janvier, devient décisive. La réception de Newcastle, dans huit jours, s’annonce comme un véritable couperet. Une victoire éviterait aux Parisiens un barrage aller-retour en février. Un faux pas compliquerait sérieusement la suite.
AFPLuis Enrique lucide… puis explosif
Au coup de sifflet final, Luis Enrique a d’abord livré une analyse froide, presque clinique, au micro de Canal+ : « On perd parce qu'ils ont marqué deux buts. Notre équipe seulement un ».
Un constat simple, avant une prise de parole beaucoup plus émotionnelle. L’entraîneur espagnol n’a pas caché sa satisfaction sur le contenu, malgré le résultat :
« C'est le meilleur match qu'on ait fait à l'extérieur. Je suis très fier de mes joueurs. Avec cette mentalité, je suis sûr qu'on va arriver loin. Le résultat est décevant, c'est dommage. J'ai vu une seule équipe dans tout le match. On a été supérieur à l'adversaire, qui a été très bon. C'est décevant parce que c'est injuste, c'est difficile de parler football en ce moment. Merde de football (sic) ».
Getty Images SportUne frustration nourrie par les faits de jeu
La soirée lisboète a multiplié les motifs d’agacement. Trois buts refusés au PSG ont laissé un goût amer. Le premier pour une faute de Mayulu à la récupération. Les deux suivants pour des positions de hors-jeu de Dembélé. À chaque fois, l’espoir a laissé place à la colère.
Ajoutez à cela une efficacité trop faible dans le dernier geste, et la sanction devient cruelle. Paris aurait pu, aurait dû, faire mieux.
AFPLa colère brute après la blessure de Fabian Ruiz
Interrogé sur la sortie prématurée de Fabian Ruiz, Luis Enrique a fini par lâcher totalement prise :
« Il était blessé et, sur le banc, on n’avait que cinq joueurs. Quand il y a des problèmes, ne vous inquiétez pas, c’est de ma faute, mais je suis très satisfait. On était frustrés, et moi le premier, parce que je comprends mes joueurs. On a perdu parce que c’est un sport de merde, le football est de la merde. On a perdu contre le Paris FC, fait match nul à Bilbao et ce soir de la même façon. Je suis habitué à ça. C’est frustrant et je peux comprendre mes joueurs. Vous aimez les résultats et les critiques, mais je voudrais féliciter mes joueurs : je suis très fier d’eux ».
Un discours brut, sans filtre, reflet d’une soirée qui pourrait peser lourd si le PSG venait à manquer le top 8.



