Le Rocher n'a pas seulement tremblé, il a volé en éclats. Dans l'antre majestueuse du Santiago Bernabéu, l'AS Monaco a vécu une soirée en enfer, une véritable humiliation publique (6-1) qui laissera des traces indélébiles. Venus avec l'espoir de profiter des doutes madrilènes, les hommes de Sébastien Pocognoli sont repartis avec une valise pleine et la certitude que leur saison vire au cauchemar absolu. Et comme un symbole cruel, c'est l'enfant du pays, Kylian Mbappé, qui s'est chargé d'enfiler le costume de bourreau pour exécuter son club formateur sans la moindre once de pitié.
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Getty Images SportMbappé, le prince devenu roi cruel
Il n'a fallu que cinq minutes au capitaine des Bleus pour tuer tout suspense. Servi par Mastantuono, Mbappé a ouvert le bal d'une frappe clinique, avant de doubler la mise vingt minutes plus tard sur une offrande de Vinicius (26e). Avec ce doublé, le Français atteint la barre hallucinante de 11 buts en phase de groupes, égalant le record de Cristiano Ronaldo. Tranchant, létal, il a rappelé à une défense monégasque aux abois l'écart abyssal qui sépare le très haut niveau de la fébrilité actuelle du club de la Principauté.
Getty Images SportVinicius régale, Kehrer sombre
Si Mbappé a été le tueur, Vinicius a été l'artiste. Sifflé le week-end dernier, le Brésilien s'est réconcilié avec son public en étant impliqué sur quatre buts ! Passeur pour Mbappé, il a ensuite offert le troisième but au jeune Mastantuono (51e) avant de provoquer le but gag de la soirée : un contre son camp tragique de Thilo Kehrer (55e), symbole de la déroute mentale des Asémistes. Vinicius clôturait son récital personnel d'une frappe sous la barre (63e), transformant le match en une séance de tirs au but grandeur nature.
AFPMonaco, une défense en papier mâché
Côté monégasque, le constat est terrifiant. Malgré quelques sursauts d'orgueil, comme cette barre transversale de Teze ou le but pour l'honneur de ce même Teze (72e), l'ASM a affiché une fragilité défensive rédhibitoire à ce niveau. Avec une infirmerie pleine et une confiance en berne (sept défaites sur les huit derniers matchs de Ligue 1), l'équipe de la Principauté a pris l'eau de toutes parts, incapable de contenir les vagues blanches. La 20e place au classement général de cette C1 reflète tristement leur niveau actuel.
Getty Images SportBellingham pour le coup de grâce
L'addition, déjà salée, a été parachevée par Jude Bellingham (80e), qui a célébré le sixième but avec une ironie mordante, mimant un verre à la main. Le Real Madrid, dirigé par Alvaro Arbeloa, se soigne et valide quasiment sa place dans le Top 8. Pour Monaco, en revanche, c'est l'heure de la crise existentielle. Humiliés, dépassés et désormais au bord du vide, les Monégasques devront réaliser un miracle pour sauver leur saison européenne et éviter que ce naufrage madrilène ne soit le prélude à une fin de cycle brutale.



