Alors que l’Olympique Lyonnais traverse une période trouble sur le plan financier, un espoir inattendu pourrait surgir… du Brésil. À plusieurs milliers de kilomètres de la Ligue 1, c’est bien Botafogo qui pourrait jouer un rôle décisif dans l’avenir de l’OL. Une performance réussie lors du Mondial des clubs suffirait à renflouer les caisses d’un groupe Eagle Football mis sous pression par la DNCG. De quoi transformer un simple match en enjeu stratégique pour l’avenir du club rhodanien.
AFP
AFPL’OL dépendant de Botafogo… et du Mondial des clubs
Propriété du groupe Eagle Football, piloté par John Textor, l’OL ne vit plus replié sur ses propres résultats. Désormais intégré à une galaxie qui comprend également Botafogo, Molenbeek et une part de Crystal Palace, le club lyonnais voit ses finances liées à celles de ses "cousins". Et en cette année 2025, c’est le club brésilien qui devient la clé de voûte du projet, en participant à la Coupe du monde des clubs organisée par la FIFA et diffusée gratuitement et en intégralité sur DAZN.
Dans la foulée du sacre de Botafogo en Copa Libertadores en novembre dernier, John Textor déclarait sans détour : « Cette année, Botafogo va devoir renflouer les caisses de l’OL. » Ce discours trouve tout son sens aujourd’hui, alors que l’instance française DNCG reste en alerte après la rétrogradation conservatoire prononcée contre l’OL durant l’hiver 2024. À quelques heures d’un nouveau passage décisif, les performances brésiliennes pourraient changer la donne.
Getty ImagesUne manne financière décisive pour l’OL
À la suite de son sacre continental, Botafogo a déjà empoché 23 millions de dollars de la CONMEBOL. Mais c’est bien le Mondial des clubs qui pourrait offrir un jackpot à Eagle Group comme indiqué par RMC Sport ce mardi. Chaque participant sud-américain est assuré de recevoir 13,3 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 1,75 million d’euros par victoire. Le succès face aux Seattle Sounders dans la nuit de dimanche à lundi (2-1) a déjà rapporté gros… et l’affiche face au PSG peut rapporter encore plus.
Si Botafogo l’emporte face aux Parisiens dans le groupe B, ce sont 6,56 millions d’euros supplémentaires qui tomberont. Et si le club poursuit son parcours, les primes pourraient culminer à 34,98 millions d’euros en cas de sacre. Bien que peu probable, cette perspective alimente les espoirs de l’OL, qui n’a jamais été aussi attentif à une compétition disputée sans lui.
GettyL’OL entre ventes de joueurs et soutien stratégique
En parallèle, l’OL tente de générer des revenus par d’autres biais. Le transfert de Rayan Cherki à Manchester City a permis de respirer financièrement, et une future vente de Malick Fofana, ciblé par Chelsea, n’est pas à exclure. Pourtant, cela pourrait ne pas suffire à convaincre la DNCG de revoir sa position sans l’apport massif généré par Botafogo.
À Lyon, les dirigeants suivent donc avec une attention non dissimulée les résultats brésiliens, avec l’espoir qu’un bon parcours au Mondial des clubs permette d’éviter le pire. Une issue aussi inattendue que révélatrice d’un nouveau modèle de gestion multi-clubs, dans lequel l’avenir de l’OL peut désormais se jouer… bien loin de la Ligue 1.