Le PSG n’avait besoin que d’un dernier pas pour s’éviter un mois de février sous tension. Ce pas, il ne l’a pas franchi. Accroché par Newcastle au Parc des Princes, le champion d’Europe a vu la porte des huitièmes se refermer, au profit d’un scénario bien plus complexe qu’espéré.
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AFPLe PSG rate le coche et glisse hors du top 8
Les cartes étaient sur la table. Favorable classement, soutien du Parc, adversaire prenable. Pourtant, le Paris Saint-Germain n’a pas su transformer l’essai. Le match nul concédé face à Newcastle (1-1) a suffi à faire basculer les Parisiens hors du top 8 à l’issue de la phase de ligue. Résultat sec : une 11e place finale et l’obligation de passer par les barrages.
Ce classement ne reflète pas le départ canon réalisé plus tôt dans la compétition. Longtemps installé dans le wagon de tête, Paris a progressivement perdu de la vitesse. Le nul sans relief contre Bilbao (0-0), la défaite frustrante à Lisbonne face au Sporting (2-1), puis ce coup d’arrêt face aux Anglais ont tout changé. En quelques semaines, l’objectif prioritaire s’est évaporé.
AFPDes occasions manquées et un scénario cruel
Le contenu du match face à Newcastle nourrit encore plus les regrets. Dès l’entame, le PSG affiche de l’allant. Le penalty manqué par Ousmane Dembélé dès la 4e minute donne le ton d’une soirée où rien ne voulait vraiment tourner rond. Le bijou signé Vitinha semblait pourtant lancer les siens sur la bonne voie. En vain.
À la sortie du terrain, les visages fermés traduisaient une immense frustration. Matvey Safonov n’a pas cherché d’excuse. « C’est vrai que le top 8 était notre objectif aujourd’hui, on voulait gagner pour prendre l’une des 8 premières places mais c’est le football », a confié le gardien russe au micro de Canal+.
AFPLuis Enrique assume, mais n’élude rien
En conférence, Luis Enrique a livré une analyse lucide, sans détour, parfois teintée d’agacement.
« Est-ce un problème de passer par les barrages ? Je ne sais pas, il faudra attendre la fin pour le dire. C’est dommage parce que je pense que l’équipe méritait plus, on a raté un pénalty, on a manqué des occasions. Et quand on prend le but, ça fait mal. On a été un peu moins bien en seconde période, mais c’est comme ça. On connaît les barrages, ce sera difficile parce que c’est la Ligue des champions. Il faudra être prêt ! », a indiqué l’ancien coach du Barça, un peu furieux.
Le technicien espagnol, fidèle à son style, refuse de dramatiser. Mais l’agacement perce. L’impression d’un rendez-vous manqué reste tenace.
AFPFévrier se complique sérieusement pour Paris
Ce détour européen change beaucoup de choses. Là où Paris pouvait se contenter de quatre ou cinq rencontres de Ligue 1, le calendrier s’alourdit brutalement. Deux matchs de barrages viendront s’ajouter, les 17-18 février puis les 24-25 février, face à Qarabag ou Monaco.
Un enchaînement énergivore, dans une compétition où la moindre baisse de régime se paie cash. Pourtant, ce scénario n’est pas inédit pour le PSG.
AFPLe précédent Brest pour se rassurer
La saison passée, Paris avait déjà connu ce chemin sinueux. Barrage face à Brest, balayé sans discussion (0-3, 7-0), avant une montée en puissance irrésistible jusqu’au sacre final. Un souvenir encore frais dans les têtes.
João Neves, très éprouvé physiquement, s’en est souvenu après la rencontre. « Ce n’est pas une déception de ne pas être dans le top 8. On est tristes d’avoir fait ce match nul et de faire deux matchs en plus. Mais on peut utiliser cela pour nous améliorer car il y a toujours des choses à améliorer. La saison passée, nous avions disputé ces matchs de barrage et ça n’avait pas été un problème », a-t-il glissé, tout en se disant « très fatigué ».
AFPPas de favori, mais une confiance intacte
Avant même la rencontre face au Sporting, Luis Enrique avait surpris en affirmant qu’une qualification directe n’était pas forcément « la meilleure chose » pour son groupe, déjà allégé par l’élimination en Coupe de France contre le Paris FC (0-1). Ce mercredi, le discours reste combatif.
« Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs même si certains n’ont pas eu leur rendement habituel. Je ne vois personne qui soit plus favori que nous dans la compétition. Nous sommes prêts pour les barrages, c’est clair. On peut être meilleurs, obtenir de meilleurs résultats. Mais on est là », a conclu le technicien espagnol.
Paris devra le prouver très vite.



