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La Russie réintégrée aux compétitions internationales ? Infantino lâche une énorme bombe

Invité à s’exprimer sans filtre sur plusieurs sujets brûlants, Gianni Infantino a ravivé une fracture majeure du football mondial. Ses propos sur la Russie font déjà réagir bien au-delà des terrains.

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    Infantino rouvre un dossier explosif autour de la Russie

    Le sujet semblait figé depuis trois ans. Il ne l’est plus vraiment. Lors d’un entretien accordé à Sky Sports News, Gianni Infantino, président de la FIFA, a surpris en évoquant ouvertement un possible retour de la Russie dans les compétitions internationales. Un tournant verbal fort, alors que le pays reste exclu depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022.

    Face aux caméras de la chaîne britannique, le patron du football mondial s’est montré fidèle à une ligne qu’il revendique depuis longtemps. « Je suis toujours contre les interdictions », a-t-il affirmé, avant d’aborder plusieurs thèmes sensibles : boycott de la prochaine Coupe du monde, inflation du prix des billets, Prix de la paix attribué à Donald Trump… et donc la Russie.

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    Une exclusion qui dure depuis 2022

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    Infantino critique une sanction qu’il juge inefficace

    Le président de la FIFA estime désormais que cette exclusion prolongée n’a servi aucun objectif concret. « Nous devons le faire. Absolument. Car cette interdiction n’a rien accompli, elle n’a fait qu’engendrer davantage de frustration et de haine. Permettre à des filles et des garçons russes de jouer au football dans d’autres régions d’Europe serait bénéfique », a-t-il déclaré sur Sky Sports.

    Dans son raisonnement, le football doit rester un lien, même lorsque la politique divise. Infantino va plus loin, en évoquant une réforme de fond des textes de l’instance mondiale.

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    Une vision assumée du rôle du football

    Pour le dirigeant suisse, le sport ne devrait jamais payer les décisions des dirigeants politiques. « Si des joueurs et joueuses russes pouvaient participer à des matchs dans d'autres parties du monde, cela serait positif. En fait, il faudrait inscrire dans nos statuts le principe selon lequel la FIFA ne devrait jamais interdire à un pays de jouer au football à cause des actions de ses dirigeants politiques », a-t-il expliqué.

    Avant de conclure sur une phrase lourde de sens : « Il faut bien que quelqu'un conserve les liens ouverts (avec la Russie)... ».

  • Une réaction immédiate et virulente de l’Ukraine

    Ces déclarations n’ont pas tardé à provoquer une onde de choc. En Ukraine, la réponse a été sèche. Matvii Bidnyi, ministre ukrainien des Sports, a fustigé les propos d’Infantino, les qualifiant « d'irresponsables et infantiles, ne tenant aucun compte de la réalité dans laquelle des enfants sont assassinés ».

    Du côté de l’UEFA, la position reste bien plus rigide. Alexander Ceferin, son président, maintient une ligne claire : aucun retour possible tant que la guerre en Ukraine ne prendra pas fin.

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    Un débat loin d’être refermé

    En ravivant ce dossier, Gianni Infantino n’a pas seulement exprimé une opinion personnelle. Il a rouvert une fracture profonde entre principes sportifs, réalités géopolitiques et responsabilités morales. À ce stade, aucune décision concrète ne se profile, mais une certitude s’impose : la question du retour de la Russie ne relève plus du tabou.

    Et dans le football mondial, cela change déjà beaucoup.

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