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La Commission fédérale de l’arbitrage brise le silence après PSG-OM : Paris inquiet

Le classique PSG-OM (3-1) n’a pas seulement fait parler sur le terrain. Les banderoles insultantes visant Adrien Rabiot et sa famille ont suscité un tollé dans le football français. Éric Borghini, président de la Commission fédérale de l’arbitrage, a pris la parole ce jeudi matin sur RTL pour condamner ces incidents et questionner la gestion sécuritaire du Parc des Princes. Plus largement, il pointe du doigt une crise de gouvernance qui gangrène le football professionnel en France.

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    Des banderoles qui posent question

    Invité de la matinale de RTL, Éric Borghini, comme la mère de Rabiot, a exprimé son incompréhension face à la présence de ces banderoles insultantes dans les tribunes parisiennes. Pour lui, il est anormal qu’un tel matériel ait pu être introduit et déployé sans contrôle :

    « C’est tout à fait anormal que des tifos ou des banderoles de cette importance puissent pénétrer dans le stade sans que le directeur du stade ou le directeur de la sécurité n’ait été informé ».

    Un manque de vigilance qui pose de sérieuses questions sur la responsabilité des clubs dans la gestion de leur enceinte et de leurs supporters. Pour le dirigeant, « ce qui s’est passé est indigne. C’est inadmissible ».

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    Les clubs face à leurs responsabilités

    Le patron des arbitres ne se contente pas de pointer la sécurité. Il met également en cause la tolérance des dirigeants de clubs face à ces incidents :

    « Le règlement actuel prévoit que le club recevant est responsable de la police du terrain et que les deux clubs sont responsables de leurs supporters. Donc, à un moment donné, le club a un président et je pense que ça doit remonter au président ».

    Il suggère même une sanction plus sévère : convoquer les présidents de clubs en cas de banderoles homophobes, xénophobes ou racistes.

  • Pablo Longoria Marseille 2023Getty

    Une crise plus large du football français

    Au-delà de cet incident, Éric Borghini estime que le football français traverse une période compliquée, marquée par des tensions et des controverses. Il cite notamment les récentes affaires impliquant Paulo Fonseca et Pablo Longoria, qui ont mis en lumière des critiques envers l’arbitrage et l’organisation du championnat. « Je pense que la Ligue est empêtrée dans des problèmes de gouvernance depuis des années », s’inquiète Borghini.

    Pour y remédier, il prône une séparation plus nette des pouvoirs : laisser la Fédération gérer la discipline et l’organisation des matchs, et réserver à la Ligue professionnelle la gestion du marketing et des revenus.

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    Un signal d’alarme pour la Ligue

    Cette prise de parole marque un tournant. Le football français doit réagir pour éviter de nouvelles polémiques et restaurer son image. Reste à voir si les instances prendront des mesures concrètes après cet appel à la réforme.

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