La France du foot s’apprête à vibrer ce samedi soir. À 21 heures, le PSG affrontera l’Inter Milan pour tenter d’inscrire enfin son nom au palmarès de la Ligue des champions. Un événement suivi massivement, du nord au sud, sauf dans une enclave bien décidée à saboter la fête. À Rodez, loin des projecteurs parisiens, un bar aux couleurs de l’OM prend le contrepied total : pas question de suivre le match en direct. Ici, on préfère rembobiner.
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AFPLe « non » franc et massif d’un bistrot olympien
Au cœur de l’Aveyron, dans la petite ville de Rodez, un bar nommé « Le Bourg » a décidé de faire dans l’original. Plutôt que de diffuser la finale tant attendue entre Paris et l’Inter, l’établissement proposera une soirée spéciale autour d’un match qui fait battre les cœurs marseillais depuis plus de 30 ans : la finale de 1993.
Cette année-là, l’OM devenait champion d’Europe en battant l’AC Milan. Et ce samedi, ce sera à nouveau le programme. Ni plus ni moins qu’un pied de nez assumé aux ambitions européennes du rival parisien. L’initiative n’est pas isolée, puisque plusieurs bars dans la cité phocéenne ont eux aussi prévu des soirées anti-PSG. Mais ici, on pousse le concept à fond.
AFP"J’ai déjà préparé ma pile de maillots de l’OM"
Le patron du lieu, Anthony Carel, n’a pas hésité à s’exprimer auprès de Centre Presse Aveyron : « J’ai déjà préparé ma pile de maillots de l’OM », lance-t-il, avant de conclure sur une formule qui ne laisse aucune place au doute : « En espérant bien sûr que l’Inter gagne ».Ce choix assumé, presque théâtral, est pour lui une « petite blague », mais derrière l’humour pointe un vieux fond de rivalité, toujours aussi brûlant. Dès 20h30, les fans de l’OM sont donc attendus, maillot bleu et blanc sur les épaules, pour revivre l’unique sacre continental d’un club français.
GettyRuée sur les maillots de l’Inter à Marseille
Pendant ce temps, dans les rues de Marseille, les stocks de maillots de l’Inter s’évaporent comme des petits pains. Malgré les appels au soutien venus de figures emblématiques comme Basile Boli, Zinédine Zidane ou Didier Deschamps, beaucoup de supporters olympiens refusent d'encourager le PSG. La guerre des sentiments est toujours vive.