Absent depuis fin octobre, Malick Fofana se rapproche d’un retour avec l’Olympique Lyonnais. L’ailier belge, freiné par une grave blessure à la cheville, suit un protocole strict. Son calendrier se précise, autant pour l’OL que pour la sélection belge.
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AFPUne blessure qui change tout
Le 26 octobre, au Groupama Stadium, le choc reste dans toutes les têtes. Lors d’un duel face à Ismaël Doukouré, Malick Fofana quitte la pelouse sur civière. Verdict : entorse grave de la cheville droite.
Depuis, l’ailier de l’Olympique Lyonnais lutte pour retrouver ses sensations. International belge (5 sélections, 1 but), il figurait parmi les hommes forts du début de saison lyonnais. Son absence pèse.
Getty ImagesUne convalescence minutieuse
En novembre, les médecins interviennent sur la syndesmose tibio-fibulaire, zone ligamentaire située au-dessus de la cheville. L’opération se déroule correctement. Fofana porte ensuite une botte de marche avant d’entamer un travail en salle.
Fin novembre, il entame la rééducation. En décembre, il court en ligne droite. Janvier apporte des changements d’appui et un travail d’explosivité, mais sans contact. Les premières oppositions aménagées apparaissent en février. Pourtant, des douleurs persistent. Un phénomène de compensation complique la progression.
La semaine dernière, une IRM rassure : la cicatrisation des ligaments avance correctement. Pour calmer les douleurs post-opératoires, le joueur bénéficie d’une infiltration. Cette intervention vise à supprimer l’appréhension lors de la marche puis de la course. Le soulagement ne se manifeste pas toujours instantanément.
Selon les informations relayées par L’Équipe, un retour dans le groupe intervient au plus tard pour le déplacement au Havre, le 15 mars. Une apparition dès cette semaine contre le Paris FC reste envisageable. Une nouvelle qui rassure les supporters olympiens.
AFPL’OL attend son atout offensif
Le timing compte. Lyon doit retrouver de la profondeur offensive. Pavel Šulc apporte de l’énergie. Afonso Moreira assure l’intérim avec sérieux. Ernest Nuamah, lui, n’a plus joué depuis près d’un an.
Fofana incarne un profil différent : percussion, vitesse, capacité à faire basculer un match. Son retour offre une solution supplémentaire dans le sprint final.
Getty/GOALLa Belgique aussi sous pression
La situation concerne également la sélection. Les Diables Rouges préparent la Coupe du monde (11 juin-19 juillet). Deux matchs amicaux figurent au programme fin mars : le 28 à Atlanta contre les États-Unis, le 31 à Chicago face au Mexique.
Or, l’attaque belge traverse une période délicate. Kevin De Bruyne reste éloigné des terrains depuis fin octobre avec Naples. Charles De Ketelaere souffre d’un ménisque. Jérémy Doku soigne un mollet.
Le sélectionneur Rudi Garcia cherche des joueurs disponibles et prêts à enchaîner. Fofana garde une chance d’intégrer rapidement une séance collective normale. Pour lui comme pour l’OL, le compte à rebours s’accélère.

