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Équipe de France : le carnet de notes des 23 champions du monde
Jean Catuffe/Getty1Florian THAUVIN - Le joker irréprochable
Non noté. Didier Deschamps lui a donné quelques minutes à la fin du match fou contre l'Argentine. C'était une juste récompense pour le Marseillais, dont l'attitude positive a été louée de bout en bout.
Getty2Thomas LEMAR - Le créateur réservé
Moyenne : 3/10. Le gaucher n'a pas su se mettre en évidence lors de son unique titularisation contre le Danemark, dans le contexte assez délicat d'un match fermé. Conséquence d'une saison difficile, mais récompensée par le sacre d'une vie.
Clive Rose3Nabil FEKIR - L'esthète qui rassure
Non noté. Le Lyonnais a été le remplaçant le plus utilisé de Didier Deschamps, mais il n'a pas débuté un match dans cette aventure. Dans ce rôle, ses entrées ont été remarquables et remarquées, surtout contre le Danemark, dans un match où il n'y avait pas grand-chose à voir, justement. Sa technique dans les petits espaces a été précieuse pour donner de l'air aux Bleus dans les fins de matches. Jusqu'au bout, il aura fait très bonne figure.
Getty4Ousmane DEMBELE - Le diamant à polir
Moyenne : 4/10. Ses deux titularisations (contre l'Australie et le Danemark) ne remettent pas en cause son immense talent, elles ne lui ont pas permis, non plus, d'aspirer à un rôle plus conséquent dans ce Mondial. Il représente l'avenir, lui aussi, mais il est très perfectible. Il n'empêche que sa carte de visite est déjà bien garnie, à 21 ans. Et on ajoutera que dans la vie de groupe, le complice de Kylian Mbappé a fait parler de lui pour son grand projet : le Winchester FC. Tout une histoire.
Getty5Olivier GIROUD - Le guerrier frustré
Moyenne : 4/10. S'il est impliqué sur trois buts, Olivier Giroud n'a pas trouvé le chemin des filets dans cette Coupe du monde. Son histoire renvoie inévitablement à celle de Stéphane Guivarc'h, champion du monde muet comme lui vingt ans plus tôt, et au sens du sacrifice comparable. Son travail de fixation et sa générosité en ont fait le premier défenseur à passer pour l'adversaire. C'est un mérite comme un autre, même s'il ne lui suffira peut-être pas quand il se retournera sur l'aventure de sa vie.

6Kylian MBAPPE - La star
Moyenne : 7/10. Que peut-on écrire pour essayer de mesurer ce que ce prodige fait, aujourd'hui, à 19 ans ? La vérité, c'est qu'il est l'avenir et déjà le présent. Après un premier match raté, il a répidement ouvert son compteur contre le Pérou pour lancer sa compétition (et s'offrir un record de précocité supplémentaire). Mais c'est la suite - le second tour - qui restera dans la légende. Un match frôlant la perfection contre l'Argentine l'a présenté définitivement au reste du monde. Son rush foudroyant est une image du Mondial, comme sa double-roulette contre la Belgique. Et entre deux actions géniales, le numéro 10 des Bleus a marqué. Beaucoup. Le dernier de ses 4 buts arrive en finale. Dans l'histoire de la Coupe du monde, personne n'avait réalisé cela aussi jeune depuis Pelé. Tout est limpide. Tout va trop vite. On s'arrête là.
Getty7Antoine GRIEZMANN - Le leader technique
Moyenne : 6/10. Sa Coupe du monde est pleine de paradoxes. Après une saison éreintante, le Mâconnais est apparu très émoussé physiquement. Il a longtemps cherché ses marques et une influence plus nette dans le jeu. Mais à côté de ça, il a toujours été décisif. Impliqué sur 8 des 14 buts français, le numéro 7 des Bleus a été généreux, juste et intelligent, à défaut d'être éclatant. Plus reculé, il ressemblait parfois davantage à un milieu qu'à un attaquant. Mais ses coups de pied arrêtés furent un délice. Comme sa finale en apothéose, qui le fait entrer parmi les plus grands.
8Steven NZONZI - Le vigile en arrière-salle
Moyenne : 4/10. Cette note reflète sa seule titularisation contre le Danemark, mais elle ne doit pas réduire son rôle dans ce tournoi. Car après ce premier tour, la sentinelle de Séville a enfilé un autre costume pour sécuriser l'équipe quand elle menait au score. Et dans cette configuration-là, son âpreté dans les duels, sa sobriété balle au pied et sa grande taille ont fait énormément de bien. La finale, où il remplace un Kanté malade, résume parfaitement l'affaire.
Getty9Corentin TOLISSO - Le suppléant appliqué
Moyenne : 5/10. Sa Coupe du monde a mal commencé contre l'Australie, où il a lui-même reconnu être passé à côté de l'événement. Mais ce garçon digère très vite les obstacles du très haut niveau. Cantonné à un rôle de suppléant à partir du deuxième match, il a rempli sa mission avec beaucoup de sérieux. Son match contre l'Uruguay pour pallier la suspension de Matuidi donne une toute autre saveur à son tournoi. Comme ses entrées, incisives. Il aurait pu marquer à plusieurs reprises.
Getty10Blaise MATUIDI - Le soldat
Moyenne : 5/10. L'histoire retiendra que son incorporation a permis à Didier Deschamps de dégager son onze idéal. C'était contre le Pérou, dans un rôle de milieu excentré côté gauche pour sécuriser des Bleus en quête d'équilibre. Son premier match a été délicat, mais la suite a montré tout son apport. Ses prestations contre l'Argentine et la Belgique ont été les plus saignantes. Harceleur, lutteur, infatigable travailleur, Blaise Matuidi est LE soldat par excellence. Il y a deux ans, ses larmes avaient été les nôtres. Il est aujourd'hui sur le toit du monde.
11Paul POGBA - Le guide
Moyenne : 7/10. Il y aura un avant et un après Russie 2018 pour Paul Pogba en équipe de France. Loin des frasques et autres grigri qui ont toujours ouvert le débat, le numéro 6 des Bleus a pris de l'épaisseur pour se muer en guerrier du milieu et montrer la voie aux autres. Son jeu long (exceptionnel) et ses coups d'éclat offensifs ont complété le tableau. Déjà décisif contre l'Australie, il boucle le tournoi comme il l'a commencé avec une finale énorme qui couronne le tout. Il se disait que l'équipe de France n'avait pas de leader. Il en est un. Son dossier est classé.
Gettyimages12N'Golo KANTE - Le nettoyeur
Moyenne : 6/10. Il aurait certainement été le meilleur élève de l'équipe s'il n'était pas passé à côté de sa finale. Epoustouflant à la récupération, N'Golo Kanté a enchaîné les matches de très haut niveau dans cette Coupe du monde, l'illustre Gary Lineker ayant même été jusqu'à affirmer que sa simple présence permettait à l'équipe de France de jouer à 12. Plusieurs chansons à son effigie sont devenus virales. Il est petit, il est gentil, il a muselé Leo Messi. Tout cela est très vrai, finalement.
Gettyimages13Benjamin MENDY - Une tête forte, un corps trop juste
Non noté. Il est entré en jeu contre le Danemark, mais n'a jamais semblé avoir les dispositions physiques pour débuter un match. Pour autant, sa présence s'est faite sentir en Russie. Son sourire est resté scotché à ses lèvres pendant tout le tournoi. Après un combat d'un an, il est aujourd'hui champion du monde. Sa victoire est belle, aussi.
14Presnel KIMPEMBE - L'ambianceur
Moyenne : 6/10. Jamais titularisé avant cette Coupe du monde, Presnel Kimpembe a fait son grand baptême en Bleu contre le Danemark. Sa très bonne copie avait été l'une des rares satisfactions du jour. Dans la vie de groupe, on l'a souvent vu avec les enceintes à la main et l'oeil rieur. Le titi parisien est une sacrée personnalité. Tout ce qu'il dégage est contagieux.
Getty15Adil RAMI - Le porte-bonheur
Non noté. Le défenseur de l'OM est le seul joueur de champ à ne pas avoir eu de temps de jeu dans cette Coupe du monde. Ce fait pourrait minimiser son rôle, mais c'est tout le contraire. Toujours souriant, voire entraînant, Adil Rami a eu une approche exemplaire, vraiment. L'histoire retiendra que sa moustache est devenue le porte-bonheur des Bleus dans les derniers matches, jusqu'à la libération.
Getty16Djibril SIDIBE - L'ancien numéro 1
Moyenne : 4/10. Ses pépins physiques avant la compétition ont eu raison de sa place de titulaire. Après une préparation moyenne, il n'a plus retrouvé son poste avant le match contre le Danemark, où sa copie n'a pas suffi à inverser les rôles. Malgré cela, son expérience et son état d'esprit lui ont permis de s'adapter intelligemment à la situation. C'est un vrai joueur d'équipe.
Getty17Lucas HERNANDEZ - Le guerrier décomplexé
Moyenne : 6/10. Il était, à la base, une alternative pour Benjamin Mendy. Mais après les doutes suscités par le Citizen, Didier Deschamps l'a installé sur le flanc gauche de la défense. Et quelle trouvaille ! Déjà remarqué pour sa saison à l'Atlético de Madrid, Lucas Hernandez a enchaîné les 7 matches de cette Coupe du monde en montrant tous ses atouts : un vrai goût pour le combat, du coffre, une pointe de vice et un aplomb toujours visible, qu'il défende ou contre-attaque. Il termine la compétition avec trois passes décisives - dont une en finale et deux autres, inoubliables, contre l'Argentine. Pas mal pour un latéral estampillé défensif.
Getty18Samuel UMTITI - La force tranquille
Moyenne : 6/10. Le début de Coupe du monde du Barcelonais a été dans la lignée de sa préparation - inquiétant - avec une main évitable contre l'Australie. Mais Samuel Umtiti a repris confiance progressivement tout en montant en puissance physiquement. Sa complémentarité avec Varane est devenue évidente au fil des matches. Comme beaucoup, c'est en phase à élimination directe qu'il a atteint son pic de forme avec, contre la Belgique, une tête piquée qui a éveillé quelques grands souvenirs de l'histoire du foot français. Chapeau big Sam.
Gettyimages19Raphaël VARANE - Le patron
Moyenne : 6/10. Ce 17 juillet 2018, Raphaël Varane compte donc une Coupe du monde et 4 Ligues des champions dans sa vitrine, à 25 ans. Voilà. On pourrait s'arrêter là. Peut-être que mettre un peu de relief sur la carrière du Madrilène suffit à mesurer ce qu'il est aujourd'hui : une référence mondiale à son poste. Appliqué, toujours, il a montré une autorité nouvelle qui symbolise son évolution. Sa tête délicieuse contre l'Uruguay en quarts de finale a effacé l'ardoise qu'il trainait comme un boulet depuis 2014 et ce duel perdu contre l'Allemagne au même stade. Sa nouvelle vie commence maintenant.
Gettyimages20Benjamin PAVARD - La révélation
Moyenne : 5/10. Endosser un costume de titulaire au poste de latéral droit pour une Coupe du monde, c'est la mission que le jeune défenseur de Stuttgart a relevé. Tout simplement. Ce garçon a étonné tout le monde par sa maturité, son intelligence et sa rigueur. Il est évidemment perfectible, la finale l'a montré. Mais son coup d'éclat contre l'Argentine - une reprise de volée de l'extérieur digne d'Olive et Tom - est une image marquante de ce Mondial. En faisant "une Thuram", la nouvelle coqueluche des Bleus a remis l'équipe en vie. Son histoire est un conte de fée.
Getty21Alphonse AREOLA - Le complément idéal
Non noté. Le gardien du Paris Saint-Germain est l'un des deux seuls joueurs du groupe à ne pas avoir joué durant cette Coupe du monde. Mais il est jeune, et cette aventure va booster la suite de sa carrière. Souriant et impliqué, il a lui aussi incarné son rôle à merveille dans les pas de ses deux ainés.
Jean Catuffe/Getty22Steve MANDANDA - Le partenaire
Moyenne : 5/10. Didier Deschamps lui a offert une titularisation pour la première fois de sa carrière dans une grande compétition internationale. Ce jour-là, contre le Danemark, Steve Mandanda a fait le travail sans avoir beaucoup à s'employer, d'ailleurs. Mais au-delà de ce match, tous les autres aspects de son rôle de doublure ont été remplis à merveille. Discret mais écouté, le gardien de l'OM est un vrai cadre.
Getty23Hugo LLORIS - Le gardien du temple
Moyenne : 6/10. Il a suffi d'un arrêt déterminant contre l'Australie pour que le capitaine gomme les doutes d'une saison compliquée. Décisif aussi contre le Pérou, le portier des Bleus a multiplié les prestations de grande classe. Dans une configuration où il n'a pas eu beaucoup à s'employer, il a presque toujours réalisé l'arrêt qu'il fallait au moment où il le fallait - ses parades contre l'Uruguay et la Belgique étant des modèles du genre. Sa moyenne aurait un point de plus sans sa bourde sans conséquence en finale. Avec Fabien Barthez, il est au panthéon des grands gardiens français.
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