Dans l’euphorie d’un retour attendu au premier plan continental, l’Algérie pensait avoir refermé les blessures du passé. Pourtant, au soir d’un quart de finale brûlant face au Nigeria, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a laissé un goût amer aux Fennecs. Frustrée, convaincue d’avoir été lésée, l’Algérie a choisi de ne pas se taire. Entre colère froide, volonté d’unité et projection vers l’avenir, la Fédération algérienne de football a décidé de porter le débat bien au-delà des frontières africaines.
AFP
AFPUne CAN 2025 pleine de promesses pour l’Algérie
L’Algérie abordait la CAN 2025 avec un esprit de revanche. Après deux éliminations précoces lors des éditions précédentes, les Fennecs voulaient redorer leur blason. Installée au Maroc, l’Algérie a parfaitement lancé sa compétition avec trois succès en phase de groupes. Ces victoires consécutives ont replacé l’Algérie parmi les candidats crédibles au titre, même si certaines séquences de jeu ont parfois révélé des fragilités encore présentes.
En huitièmes de finale, l’Algérie a confirmé son caractère. Opposée à une RD Congo réputée solide, la sélection algérienne a dû puiser dans ses ressources jusqu’aux prolongations. C’est finalement Adil Boulbina qui a fait chavirer tout un peuple grâce à une frappe décisive, quelques minutes seulement après son entrée en jeu. Un moment fondateur dans cette CAN 2025 pour l’Algérie.
AFPLes Fennecs dépités après l’élimination face au Nigeria
Le quart de finale contre le Nigeria a marqué une rupture brutale. Face à des Super Eagles impressionnants depuis le début du tournoi, l’Algérie a souffert pendant 90 minutes (0-2). Dominée dans le jeu, la sélection algérienne a reconnu la supériorité nigériane, à l’image des propos de Riyad Mahrez après la rencontre. Sportivement, l’élimination semblait logique.
Mais en Algérie, l’arbitrage a rapidement cristallisé les tensions. Une main litigieuse non sifflée dans la surface nigériane a provoqué l’ire des joueurs algériens, venus s’expliquer avec véhémence auprès de l’arbitre. Ces décisions ont nourri un profond sentiment d’injustice, renforcé par l’ouverture d’une enquête de la CAF après ce match sous haute tension.
AFPL’Algérie saisit la FIFA et affiche son cap
Face à la polémique, l’Algérie a décidé de contre-attaquer. Ce lundi, la Fédération algérienne de football a officiellement saisi la FIFA, comme indiqué dans un communiqué sans ambiguïté : « tout en prenant acte du résultat du match, la Fédération algérienne de football appelle tous les supporters algériens à faire preuve de solidarité et à se rassembler autour de l’équipe nationale, qui traverse une phase de reconstruction et poursuit son travail et son développement. »
La FAF poursuit en dénonçant des décisions qui « ont porté atteinte à la crédibilité de l’arbitrage africain », avant de confirmer avoir « contacté la Confédération africaine de football ainsi que la Fédération internationale de football association (FIFA) en déposant une plainte officielle accompagnée d’une demande d’ouverture d’enquête ». En parallèle, l’Algérie a tenu à réaffirmer sa confiance en Vladimir Petkovic jusqu’à la prochaine Coupe du monde.