La 23e journée de Ligue 1 a laissé un goût amer aux supporters marseillais. En dépit d’une victoire nette de l’AJ Auxerre (3-0), la rencontre a été marquée par plusieurs décisions arbitrales contestées, notamment un pénalty non accordé à l’OM et l’expulsion de Derek Cornelius. Ces événements ont provoqué un véritable scandale, jusqu’à entraîner des menaces à l’encontre de l’arbitre Jérémy Stinat. Après plusieurs jours de tension, la Direction technique de l’arbitrage (DTA) s’est exprimée pour défendre les décisions prises sur le terrain.
AFPAuxerre - OM : La LFP a tranché pour le penalty non sifflé et l’expulsion de Cornelius
AFPUne rencontre sous haute tension
Ce samedi 22 février 2025, l'AJ Auxerre recevait l’Olympique de Marseille au stade de l'Abbé-Deschamps pour un match crucial de la 23e journée de Ligue 1. Alors que les Bourguignons ont dominé la rencontre avec un succès 3-0, ce sont les décisions arbitrales qui ont alimenté les débats après le coup de sifflet final.
Deux faits de jeu majeurs ont suscité la colère du camp marseillais. Tout d’abord, un possible penalty sur Quentin Merlin en fin de première période, qui n’a pas été accordé. Puis, l'expulsion controversée de Derek Cornelius, qui a laissé l’OM à dix dès la 38e minute.
Face aux vives réactions, allant jusqu'à des menaces visant l’arbitre et sa famille, la LFP et la DTA ont publié un communiqué pour justifier ces décisions.
AFPUn penalty non sifflé qui divise
L’action contestée survient juste avant la mi-temps. Quentin Merlin semble être déséquilibré dans la surface, mais l’arbitre décide de ne pas accorder de penalty. La Direction technique de l’arbitrage (DTA) s’est exprimée sur cette phase litigieuse.
« Sur la situation de pénalty, le contrôle est terminé. L’attaquant laisse traîner son pied et va chercher le contact. Le contact de son bras gauche sur le haut du corps de l’attaquant marseillais ne saurait justifier à lui-seul une décision de pénalty. Par ailleurs, le pied droit du défenseur se pose au sol en dehors de la trajectoire du joueur marseillais, avec le pied droit de ce dernier qui vient heurter le talon du défenseur », a expliqué la DTA.
Autrement dit, l’arbitre n’a pas commis d’erreur en refusant d’accorder un penalty à l’OM, ce qui risque de ne pas apaiser la colère des Phocéens.
AFPL’expulsion de Cornelius confirmée
L’autre point de tension concerne Derek Cornelius, exclu à la 38e minute après un choc violent avec Hamed Traoré.
La DTA a également tenu à justifier cette décision : « Même si le joueur marseillais n°13 joue d’abord le ballon, son geste est réalisé sans maîtrise car son genou gauche vient percuter directement le bas du dos de son adversaire, avec vitesse et intensité. C’est pourquoi cette faute a été commise de manière inconsidérée, c’est-à-dire sans tenir compte du caractère dangereux ou des conséquences de son acte pour son adversaire, et le joueur fautif devait donc recevoir un avertissement ».
Ainsi, l’expulsion du défenseur canadien est jugée conforme au règlement, renforçant le sentiment d’injustice du côté marseillais.
Getty ImagesUne affaire loin d’être terminée
Cette affaire ne se limite pas au terrain. Dans la foulée du match, Pablo Longoria, président de l’OM, a violemment critiqué l’arbitrage : « Quelle corruption ! C’est de la corruption totale dans ce championnat de merde ».
Des propos incendiaires qui ont contraint Longoria à présenter des excuses publiques lundi, avant d’être convoqué par le Ministère des Sports mardi soir.
Malgré les explications de la DTA, la frustration reste vive du côté de Marseille. Ce match pourrait bien laisser des traces dans la course à l’Europe pour l’OM, actuel deuxième de Ligue 1. Affaire à suivre...



