Avant le rendez-vous crucial face aux Pays-Bas pour la qualification au Mondial 2018, Didier Deschamps est revenu sur l'actulité brûlante de Kylian Mbappé. S'il n'a pas confirmé officiellement l'arrivée du prodige français au PSG, le sélectionneur n'a pas vraiment laissé de place au doute.
Confirmez-vous qu'aucun joueur ne sera libéré pour un transfert et y a-t-il une possibilité de passer une visite médicale à Clairefontaine ?
Je ne vais pas changer ce que j'ai dit. Ils sont là, ils restent là. Le mercato se termine jeudi et jeudi on a un match. Donc ils resteront concentrés. Passer une visite médicale à Clairefontaine ? Dans l'absolu pourquoi pas.
Comment gérez-vous cette période et plus particulièrement le cas Kylian Mbappé ?
L'an dernier c'était la même chose. On subit plus qu'autre chose, il y a certaines choses qui se feront et d'autres non. Par rapport à Kylian... Oui il faut gérer, mais lui, il n'y peut rien. On disait la même chose sur Paul Pogba. Aujourd'hui les sommes sont très élevées, est-ce que c'est choquant ? Je ne sais pas, ça veut dire que le football génère beaucoup d'argent.
Dans quel état d'esprit l'avez-vous trouvé ce matin à son arrivée ?
Triste... Il faisait la tête (rires). Je ne pense pas qu'il y ait des nouvelles pour l'attrister. Il sait qu'il est là pour l'Equipe de France. Je crois que les choses sont allées dans son sens donc tout va bien.
Pensez-vous qu'il fasse le bon choix en signant à Paris ?
L'avenir nous le dira, s'il a fait le bon choix. C'est le sien, vous le savez. S'il ne se sent pas de partir à l'étranger, c'est son analyse. Mais on ne va pas se plaindre qu'il reste en France, il change simplement de club. Il a suffisamment de lucidité pour savoir ce qu'il a à améliorer. Si je confirme ? Non je ne confirme rien ! Il est encore un joueur de Monaco, ce n'est pas une version mais la réalité aujourd'hui.
Quel est votre sentiment sur le fait que ce sont deux jeunes français qui ont animé le mercato européen ?
C'est qu'il y a de la qualité. Comme c'était le cas avant eux, on peut citer Martial ou Coman. Ce sont des joeuurs qui font de très bonnes choses très tôt et je ne vais pas me plaindre qu'ils soient Français. Cette jeune génértion n'a pas que des défauts, elle a des qualités aussi. Tout va très vite, il faut être vigilant mais l'essentiel est qu'ils restent concentrés sur le terrain.
Êtes-vous inquiet de préparer un match important dans ces circonstances ?
Je n'ai pas d'inquiétude. Je fais avec les impondérables, les blessures, les joueurs qui ne sont pas en état d'être là comme Ousmane. Nos adversaires sont confrontés au même problème. Je ne vais pas minimiser le fait que ça peut perturber, mais on est dans un cas de figure où le pire, c'est qu'on joue jeudi alors que beaucoup ont joué hier. On va axer sur la récupération.
Que pensez-vous du début de saison de Paul Pogba et les sommes engagées sur ce mercato vont-elles le libérer d'une certaine pression ?
Paul fait un très bon début de saison, à l'image de son club. Il a fait une bonne préparation, il enchaîne les performances de très haut niveau. Il n'y a pas de pression à lui enlever. Par rapport au montant de son transfert, ça ne l'a pas amené à se concentrer sur autre chose que sur le jeu. Les joueurs savent que ce sont les lois du marché.
Pensez-vous que Nabil Fekir est désormais revenu à son meilleur niveau ?
Nabil a eu une année compliquée avec la grave blessure qui a modifié son organisme. Il a retrouvé la quasi totalité de ses moyens avant qu'il ne se blesse. Il est en pleine forme, il a plus de responsabilités à Lyon, aussi. Il est bien dans sa tête, même si je n'ai jamais douté qu'il reviendrait. Il n'a pas eu une simple rage de dents.
Votre base offensive restera-t-elle le duo Giroud-Griezmann ?
C'est une possibilité, il se connaissent, ils ont l'habitude de jouer ensemble. Vous cherchez à savoir comment nous allons démarrer et dans quel système mais je peux débuter d'une certaine manière ou changer en cours de route.
Julien Quelen, à Clairefontaine.
