• Leonardo Bonucci (AC Milan)
Le défenseur international italien de 30 ans incarne le nouveau visage des Rossoneri, sous l’impulsion d’un mercato XXL. En achetant Bonucci à un concurrent direct, la Juventus, les dirigeants lombards ont voulu montrer la solidité de leur projet, capable d’attirer l’un des meilleurs défenseurs au monde. Pour Bonucci, il s’agit d’une nouvelle vie, lui qui a quitté la Vielle Dame dans des conditions houleuses, notamment avec Allegri. "Pour ceux qui m’appellent le mercenaire, je veux leur dire que j’avais des demandes de l’étranger, où j’aurai gagné plus", a-t-il précisé fermement. Dès son arrivée, il a été nommé capitaine. Avec sa prestance et son expérience, il doit être un guide pour les jeunes qui vont l’accompagner dans l’arrière-garde milanaise : Conti, Ricardo Rodriguez ou encore Romagnoli.
• Douglas Costa (Juventus)
Devenu indésirable du côté de Munich, l’ailier brésilien a rebondi cet été en prêt dans le club turinois pour deux saisons. Irrégulier et souvent sur le banc en Bavière, Douglas Costa aspire à un autre statut du côté de Turin. Il sera notamment en concurrence avec Mandzukic, Bernardeschi et Cuadrado pour occuper les côtés. Ambitieux, il a déclaré lors de sa présentation : "je n’ai pas encore gagné la Ligue des Champions, et ce mariage avec la Juventus arrive au bon moment", preuve de sa détermination. La formation turinoise, qui sort de deux échecs en trois finales disputées, en aura bien besoin.
• Dalbert Henrique (Inter Milan)
Les latéraux étaient sans aucun doute le gros point faible des Nerazzurri l’an passé. En attendant d’y remédier à droite (Aurier ? Cancelo ?), les dirigeants lombards se sont offerts le Niçois Dalbert Henrique pour occuper le flanc gauche. En déboursant tout de même 20 millions d’euros (record de vente pour Nice), l’Inter montre qu’il mise beaucoup sur le jeune latéral brésilien. Alors que sa venue commençait à tarder, il devrait être bien prêt pour la reprise, lui qui a effectué toute sa préparation avec les Aiglons. Avec son important volume de jeune et ses capacités athlétiques, Dalbert sera très sollicité dans sa nouvelle formation. Reste à corriger certaines fautes de concentration pour devenir une valeur sûre de l’Inter.
FC Internazionale• Lorenzo Pellegrini (AS Roma)
Deux ans après son départ pour Sassuolo, le milieu de terrain de 21 ans, formé au club et pur romain de cœur, revient à la Louve avec un tout autre statut. Pour dix millions d’euros, la Roma renforce son entrejeu avec un joueur qui a pris en maturité et en volume de jeu chez les Neroverdi. Faire revenir Pellegrini est aussi un symbole du côté de la capitale. Francesco Totti, idole absolu, a achevé son aventure fin mai avec les Giallorossi. Il était nécessaire aux côtés de Florenzi et De Rossi d’avoir un nouveau joueur qui incarne l’esprit romain et le jeune relayeur rentre parfaitement dans ce cadre.
• Andre Silva (AC Milan)
En attendant l’arrivée de Kalinic, le jeune buteur portugais est appelé à devenir le grand attaquant pour incarner le nouveau Milan. Révélé à Porto, les dirigeants des Rossoneri en ont fait la recrue la plus chère de l’intersaison, à égalité avec Bonucci, pour 40 millions d’euros. Son profil de pivot technique qui sait à la fois jouer en remise, conserver le ballon et être dangereux dans la surface a tout pour réussir en Italie. Arrivé après l’ensemble de ses coéquipiers en raison de la Coupe des Confédérations disputée avec le Portugal, il risque de prendre du temps pour être à 100% physiquement.
• Federico Bernardeschi (Juventus)
Compte tenu de la rivalité ambiante entre la Viola et les Bianconeri depuis le transfert de Roberto Baggio en 1990, l’arrivée de Bernardeschi ne s’est pas réalisée dans la douceur. Les supporters toscans n’ont pas apprécié ses velléités de départ, pour un joueur formé au club. Le jeune ailier italien a affirmé que cette venue était avant tout un choix sportif, pour progresser et remplir l’armoire à trophées. "Vous êtes immédiatement plongé dans une mentalité gagnante ici. La concurrence pour les places est élevée, mais c'est une chose positive pour moi et mes coéquipiers. Je suis ici pour aider la Juventus à maintenir le bon travail des six dernières saisons." Bernardeschi incarne désormais l’avenir des Bianconeri, mais aussi celui de la Squadra Azzurra.
Juventus.com• Adam Ounas (SSC Naples)
"C’est un très bon joueur, prêt à se sacrifier et c'est vraiment important. Il représente une bonne addition à l'équipe", indiquait Dries Mertens il y a quelques jours. À peine arrivé et déjà adopté. Dans une formation très performante depuis que Maurizio Sarri a pris la main, le jeune ailier formé à Bordeaux va devoir se faire une place. À priori ce sera très compliqué avec le trio offensif Mertens-Insigne-Callejon qui enchaîne les buts et les passes décisives. Ounas arrive à Naples comme remplaçant et ses premiers pas intéressants en préparation lui ont donné de la confiance. Aux Girondins, il n’a pas su enchaîner après s’être révélé lors de la saison 2015-2016. La régularité dans ses performances sera déterminante pour sa progression au sein des Partenopei.
• Rick Karsdorp (AS Roma)
Bruno Peres ne représentant pas assez de garanties et Alessandro Florenzi en phase de reprise après une grave blessure, le couloir droit de la défense romaine était une priorité pour Monchi, le nouveau directeur sportif. Le dirigeant espagnol a porté son choix sur ce latéral champion des Pays-Bas en 2017 avec le Feyenoord, et international néerlandais depuis octobre 2016 (trois sélections). Puissant, généreux dans l’effort et porté vers l’avant, Rick Karsdorp va découvrir son premier championnat étranger à 22 ans. La Roma, qui a déboursé quinze millions d’euros pour le recruter, compte sur lui pour ne pas être impressionné et s’acclimater rapidement.
goal• Alex Berenguer (Torino)
Longtemps suivi par Naples, le jeune ailier basque a finalement rejoint la formation turinoise. Le club d’Andrea Belotti a dépensé six millions d’euros pour faire venir l’espoir d’Osasuna, qui a connu la relégation en Liga la saison dernière. Vif, technique et bon passeur, il a toutes les qualités pour devenir un bon joueur de Serie A, dans une équipe qui veut retrouver l’Europe. "J'ai demandé des références sur ce club à Salvatore Sirigu, qui en a dit du très grand bien. Je préfère évoluer à gauche, mais je suis aussi à l’aise sur l'aile droite. Il faut que j’améliore mon repli défensif." En Italie, où la tactique et la concentration sont des qualités indispensables, Berenguer va devoir vite assimiler les concepts.
• Alessio Cerci (Hellas Vérone)
Trois ans après sa superbe saison au Torino en compagnie de Ciro Immobile, avec treize réalisations et huit passes décisives, l’international italien a enchaîné les saisons galères de l’Atlético Madrid au Milan en passant par le Genoa. Il souhaite aujourd’hui rattraper le temps perdu. Le Hellas Vérone lui a redonné cette chance en le faisant signer pour une saison. Le club promu en Serie A a failli réaliser coup double en recrutant Cassano qui a finalement décliné dix jours après s’être engagé. Depuis 2014, Alessio Cerci n’a disputé que 55 rencontres. Sa capacité à enchaîner les matches sera un facteur clé dans sa renaissance à Vérone.
