Strasbourg, Laurey pas préoccupé par son avenir

Laurey
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En fin de contrat cet été, l'entraîneur de Strasbourg a évoqué son avenir ainsi que ses critiques à l'encontre de Canal +.

Treizième de Ligue 1, Strasbourg a sorti la tête de l'eau ces dernières semaines. Longtemps dans la zone rouge cette saison, le club alsacien reste sur trois succès consécutifs en championnat de France face à Nîmes, Lens et Saint-Etienne. Les Strasbourgeois vont mieux et peuvent faire un grand pas vers le maintien s'ils continuent sur ce rythme et prennent encore plus d'avance sur la zone rouge, avec une victoire à Dijon le week-end prochain notamment. En fin de contrat cet été, Thierry Laurey a été très critiqué lors du début de saison, mais il a tenu bon. Au micro de RMC Sport, l'entraîneur français a évoqué une possible prolongation de contrat.

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"Il n’y a pas de discussions pour l’instant, on a d’autres chats à fouetter pour être honnête. L’an dernier, j’avais prolongé en février. On avait décidé d’attendre la fin du mercato pour en discuter. J’analyserai les choses tranquillement, à tête reposée, comme on l’a fait l’an passé. On a pris le temps avec Marc (Keller, le président) de se rencontrer, de bien discuter, de se poser toutes les questions, surtout les bonnes", a indiqué Thierry Laurey.

"C’était important de faire un bon bilan sur les quatre ans qu’on venait de passer ensemble. (...) Il faut réaliser une belle deuxième partie de saison. Le classement à améliorer, la situation sanitaire et économique à gérer, il est évident que la question de mon avenir viendra après tout ça. Je n’ai pas d'inquiétude à ce niveau-là, si on doit discuter, on discutera. Si ça doit s’arrêter là, ça s’arrêtera là", a ajouté l'entraîneur français du RCS.

"Avec un championnat à 16, Pôle Emploi sera rempli"

Thierry Laurey Strasbourg Ligue 1

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Thierry Laurey est revenu sur son image de râleur lors des conférences de presse : "Les journalistes de la presse régionale sont là quasiment tous les jours. mais par contre, il y a beaucoup de journalistes qui viennent de Paris et qui cherchent presque à vous apprendre le football. Je suis désolé, mais, sans prétention aucune, encore une fois, ça m’énerve un peu. Les gens qui me connaissent au quotidien savent très bien comment je suis, c’est tout ce qui m’importe".

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L'entraîneur de Strasbourg a justifié son attaque envers Maxime Saada, directeur général de Canal + : "Ce n’est pas parce que je ne l’aime pas. J’estime qu’il n’est pas dans son rôle sur la déclaration qu’il a faite. Un journaliste m’a dit "le patron de Canal+"… Mais ce n’est pas lui le patron. C’est la vérité. C’est un directeur général, comme moi je suis un entraîneur de foot. Mon patron, c’est Marc Keller. C’est aussi simple que cela. Ce qui me gêne, c’est que ces gens-là prennent des libertés sur le côté technique. Un championnat à 16 ou à 18, ce n’est peut-être pas très technique pour certains mais pour moi, ça l’est. Le jour où tu fais championnat à 18, tu supprimes deux équipes, c’est-à-dire deux effectifs, deux staffs".

"Et si tu veux faire un championnat à 16, tu en supprimes quatre. Je ne pense pas que ça améliorera la qualité générale du football, parce qu’il y aura toujours deux derniers. Ça remplira les effectifs de Pôle Emploi. Je n’en suis pas à dire qu’il faut à jouer à 22. C’est simplement que la réflexion va au-delà de tout ça. Il y a des choses à considérer. On nous fait déjà jouer à des horaires un peu hallucinants, 13h en plein été ou 21h en plein hiver. Il faut quand même qu’on fasse attention à ce qu’on fait", a conclu Thierry Laurey.

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