Ancien coach de Randal Kolo Muani et de l’Eintracht Francfort, Olivier Glasner fait quelques révélations sur l’évolution de son ancien joueur français. Une sortie du technicien autrichien, qui devrait permettre à Luis Enrique de tirer le meilleur de son attaquant français lors du déplacement à Newcastle, mercredi, en Ligue des champions.
Kolo Muani débarque au PSG contre vents et marrées
Une priorité pour le Paris Saint-Germain cet été, Randal Kolo Muani a fini par s’engager officiellement avec la formation francilienne au tout dernier moment du mercato estival. Tout ceci après un long et bouillant feuilleton. L’attaquant des Bleus rejoint le PSG contre un chèque de 95 millions d’euros (bonus compris) reçu par l’Eintracht Francfort.
Mais pour que tout soit officiel dans les derniers instants du mercato, Randal Kolo Muani, qui a préalablement donné son accord au club champion de France, est allé au bras de fer avec les dirigeants de Francfort pour concrétiser son rêve de revenir en Ligue 1. Les dirigeants allemands ont rejeté deux fois l’offre du PSG. Ce qui aura attiré la colère du footballeur, qui décide de ne pas s’entraîner avec la formation allemande tant qu’elle n’accélère pas la procédure de son transfert en faveur du PSG. Ce qui a fini par être officiel à quelques heures de la fin du mercato.
Glasner prévient le PSG pour Kolo Muani
Dans une interview accordée à L’Equipe, Olivier Glasner dévoile le poste de prédilection de son ancien protégé à Francfort. Le coach de 49 ans dit à quelle position il met le joueur du PSG sur le terrain pour qu’il fasse un bon match avec de belles statistiques. Il est d’ailleurs l'entraîneur qui a aligné Randal Kolo Muani le plus souvent depuis le début de sa carrière (46 matchs) derrière Antoine Kombouaré. Selon le quotidien sportif français, Glasner est également le coach qui a réussi à tirer les plus belles statistiques deu Français (23 buts, 17 passes décisives).
« Pour moi, ce n'est pas un joueur de côté. L'ailier type, c'est Ousmane Dembélé. J'avais besoin de voir un Randal Kolo Muani qui marquait des buts et, sur un côté, il faisait beaucoup de passes décisives, mais il marquait trop peu. Donc, il fallait qu'il soit dans l'axe. Mais il ne faut pas lui demander d'être statique. Ce n'est pas comme ça que je pense qu'il est le meilleur. Ce n'est pas un attaquant physique comme Olivier Giroud, par exemple, il a besoin d'utiliser sa vitesse. Il est très intelligent dans ses mouvements, il s'est aussi beaucoup amélioré avec son pied gauche la saison dernière », répond Glasner sur la meilleure position de Kolo Muani sur le terrain.




Pour tirer le meilleur de l’attaquant français, Glasner dit comment il l’utilisait : « On jouait avec trois défenseurs centraux, un peu comme le PSG quand ils ont le ballon et qu'ils font monter Hakimi. Kolo Muani était notre numéro 9 également, mais il avait une grande liberté. Je ne pouvais pas lui demander de rester dans la surface en attendant les ballons. Il fallait qu'il puisse trouver les espaces dans la défense. C'est pour ça qu'il y avait Götze et Lindstrom qui venaient toujours en soutien pour que Randal puisse venir dans le cœur du jeu, puis repartir très vite en utilisant sa vitesse. On jouait aussi avec deux numéros 8 qui servaient de relais dans le jeu de Randal. C'était important pour lui d'avoir ces joueurs autour de lui ».
