Après l’attaque de Jean-Michel Aulas, le Tribunal de commerce de Lyon a ordonné le gel de 14,5 millions sur les comptes de l’Olympique Lyonnais. Dans un communiqué, le clan Textor répond à l’ancien président de l’OL.
Aulas et Textor, une fin jamais espérée
Alors qu’il est devenu actionnaire majoritaire de l’OL en décembre 2022, John Textor avait accepté de conserver Jean-Michel Aulas dans son rôle président des Gones pendant trois ans, notamment jusqu’en 2025. Mais tout a basculé et Aulas a été évincé le 5 mai 2023. Et c’est la guerre depuis tout ce temps entre les deux dirigeants. Après une sortie de l’Américain sur sa discorde avec le Français, ce dernier a déposé plainte pour diffamation contre son successeur et son entreprise Eagle Football après des accusations au sujet de la DNCG.
En effet, mercredi, le tribunal de commerce de Lyon a confirmé des mesures contre l'OL Groupe (OLG) avec un gel de 14,5 millions d'euros sur ses comptes. Dans un communiqué ce jeudi, l’OLG a réagi contre cette procédure de l’ancien président des Gones.
"OLG conteste par conséquent fermement la décision rendue hier par le Président du Tribunal de commerce de Lyon qui ignore totalement l'ensemble des éléments qui lui ont été fournis sur l'impossibilité du rachat par OLG des actions d'Holnest et des conséquences de telles mesures au regard des obligations de la Société envers les prêteurs du groupe. La Société a entrepris de former tous les recours à l'encontre de cette décision", indique l’OL Groupe dans son communiqué officiel.
« Un manquement de Jean-Michel Aulas » envers l’OL, selon le clan Textor
Par ailleurs, l’Olympique Lyonnais ne croit pas encore à ses yeux que Jean-Michel Aulas aurait agi de telle sorte contre un club dont il a assuré la présidence pendant plusieurs décennies. "OLG regrette vivement que son ancien Président par ailleurs actionnaire et administrateur de la Société, ayant à ce titre une parfaite connaissance du caractère extrêmement dommageable de ses actions, ait initié une attaque aussi violente qu’illégitime à l’encontre de l’Olympique Lyonnais", ajoute l'OLG dans son communiqué.
"Au regard du défaut d’agrément du rachat (par les créanciers d'OLG, ndlr) et également en conséquence du manquement de Jean-Michel Aulas à honorer ses engagements clés du protocole transactionnel, OLG ne pouvait donc procéder au rachat de ces actions sauf à mettre en péril la Société", conclut la société qui gère le club rhodanien.
