L'équipe de France a assuré l'essentiel ce dimanche sur la pelouse du Kazakhstan en décrochant les trois points, trois jours après son faux-pas au Stade de France contre l'Ukraine, pour le compte des qualifications pour la Coupe du monde 2022. Les Bleus se sont rapidement mis dans une situation favorable avec l'ouverture du score d'Ousmane Dembélé dans le premier quart d'heure, avant de faire le break juste avant la pause.
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Les hommes de Didier Deschamps se sont "rassurés" mais auraient pu faire encore mieux notamment dans le jeu. Les Bleus auraient également pu obtenir un succès plus large si Kylian Mbappé n'avait pas manqué son penalty. Dans les colonnes de Le Parisien, Alain Perrin a décrypté le match de l'équipe de France face au Kazakhstan et a vu plusieurs points à améliorer dont le manque de frappes lointaines ainsi que l'utilisation des latéraux français.
"Le sang frais lié, lié aux nombreux changements effectués a apporté un peu de dynamisme en début de rencontre. Mais par la suite et notamment en seconde période, ça ronronnait davantage. Les Français sont restés sur leurs standards, malgré des hommes différents. À savoir cette maîtrise collective, cette qualité technique et cette volonté, parfois presque excessive, à construire et à opérer à une touche de balle sans provoquer l'adversaire en se contentant de faire circuler le ballon", a indiqué Alain Perrin.
"La France a eu tendance à abuser de solutions individuelles"
Getty"Il leur a manqué de la percussion. Comme contre l'Ukraine, on n'a pas assez tiré de loin. Il s'agit pourtant d'une arme efficace notamment pour faire sortir la défense. Tes deux latéraux n'arrivent pas à faire des différences. Pourquoi ? Tout simplement parce que leurs homologues ne sont pas fixés par nos attaquants plus préoccupés à rejoindre l'axe. Les défenseurs kazakhstanais ont, ainsi, toute latitude pour s'occuper de Lucas Digne et Léo Dubois, deux joueurs portés vers l'avant plutôt habiles pour centreurs. Mais ils sont, en outre, trop rarement arrivés lancés. Pour gommer ces petits détails, il convient de travailler davantage dans les couloirs, d'opérer par paires", a ajouté le technicien de 64 ans.
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Alain Perrin a illustré son propos sur l'individualisme en prenant l'exemple d'Anthony Martial, qu'il a tout de même jugé plutôt convaincant : "Ce n'est pas une histoire d'hommes, mais ça repose sur une préparation collective. Anthony Martial, en début de rencontre, a eu tendance à abuser de solutions individuelles. Quand il était empêtré au milieu de deux ou trois adversaires, il aurait dû rechercher un partenaire au lieu d'imaginer s'extraire tout seul de cette tenaille".
"Comme par hasard, son altruisme a été récompensé par Dembélé, où il se mue en passeur décisif. J'ai jugé Martial intéressant, même si j'aurais aimé le voir encore plus actif et un peu moins statique. À sa décharge, l'absence de profondeur pour un joueur au profil dévoreur d'espaces ne lui a pas facilité la tâche. Il pâtit encore d'un manque d'efficacité, mais je ne suis pas inquiet. Tout est affaire de temps. Il va représenter, à moyen terme, une vraie solution comme numéro 9 chez les Bleus", a conclu l'ancien entraîneur de Lyon.


